Montréal
08:39 10 juin 2021 | mise à jour le: 10 juin 2021 à 16:33 temps de lecture: 4 minutes

Itinérance: «pas de rupture de services» le premier juillet, assure Québec

Itinérance: «pas de rupture de services» le premier juillet, assure Québec
Photo: ArchivesUn campement érigé dans le boisé Steinberg.

Si des organismes sont toujours inquiets de voir des personnes itinérantes se retrouver à la rue après le 30 juin, le cabinet du ministre québécois de la Santé et des Services Sociaux assure «qu’il n’y aura pas de rupture de services» au premier juillet.

Les mesures en itinérance mises en place dans différents quartiers de Montréal par le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, la direction régionale de la Santé publique, la Ville de Montréal et l’ensemble de leurs partenaires communautaires durant la période hivernale sont maintenus jusqu’au 30 juin. 

Toutefois, après cette date, des ressources seront encore disponibles bien qu’elles pourraient être relocalisées, explique l’attachée du ministre Carmant, Sarah Bigras.

En effet, il est certain que les usagers du refuge de l’hôtel Place Dupuis devront être transférés ailleurs puisque le contrat signé avec les propriétaires du lieu vient à échéance. L’hôtel Place Dupuis, situé au centre-ville, a été temporairement transformé en refuge pour aider la population itinérante à traverser l’hiver. Ce refuge, géré par la Mission Bon Accueil, offre 250 lits pour cette clientèle.  

Un nouveau lieu à venir 

La mise en place d’un nouveau lieu d’hébergement temporaire devrait être annoncée prochainement, affirme Sarah Bigras. «On a visité un lieu pour accueillir les gens qui étaient à la Place Dupuis. Ça va être un lieu qui va être très bien adapté», précise-t-elle. 

L’attachée de presse n’a toutefois pas pu dire où était situé le lieu convoité et combien de personnes il pouvait loger. Elle estime cependant qu’il est assez grand pour accueillir toutes les personnes qui fréquentent l’hôtel Place Depuis en ce moment. 

Elle n’a pas non plus confirmé si cet endroit était disponible dès le premier juillet. «L’entente n’est pas officiellement signée, donc je ne peux pas m’avancer dans un cas où il y a 1% des chances que ça ne fonctionne pas, mais c’est pas mal en voie d’être officiel et ça va pouvoir être confirmé très prochainement», souligne Sarah Bigras.

Un plan pour la suite des choses devrait donc être présenté très bientôt par le ministère, la direction régionale de la Santé publique, la Ville de Montréal et l’ensemble de leurs partenaires communautaires. 

«Ça fait très longtemps qu’on travaille là-dessus», assure Mme Bigras.

Des organismes inquiets

En entrevue avec Métro mardi, les PDG des organismes Mission Bon Accueil et Mission Old Brewery, Sam Watts et James Hughes, indiquaient être «inquiets» de voir des gens se retrouver à la rue puisque la date butoir du 30 juin arrivait rapidement.

«Il ne faut pas avoir un vide. Il faut que ce qui est disponible soit disponible le premier juillet, c’est certain», soulignait Sam Watts.

De son côté, James Hughes affirmait qu’il aurait aimé avoir plus de certitude un ou deux mois auparavant. «Où vont-ils aller le premier juillet si on n’a pas de nouveaux lieux confirmés?», demandait-il.

D’autant plus que la date du premier juillet coïncide avec le jour du déménagement à Montréal, un moment très «préoccupant» pour les organismes qui viennent en aide aux personnes vulnérables.

«Nous voyons et nous entendons présentement des histoires de gens qui ont des craintes, qui vont perdre leur logement le premier juillet, racontait Sam Watts. Cette année, je pense qu’on devrait être très vigilants.»

Selon James Hughes, les services hivernaux ne sont pas suffisants, considérant l’augmentation importante de l’itinérance à Montréal. «C’est certain qu’il faut penser maintenant aux mesures supplémentaires de 12 mois, soulignait-il. Il faut penser de façon plus ambitieuse.»

C’est un souhait qui est partagé par le ministère de la Santé et des Services Sociaux. «Avant, il n’y avait que très peu de ressources l’été, c’était presque uniquement que des mesures hivernales. Pour nous, il est important que des places et des ressources soient aussi disponibles en dehors de la période hivernale», affirme l’attachée de presse de Lionel Carmant, Sarah Bigras

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