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Centre de compostage dans Saint-Michel: le ministère assure qu’il sera vigilant

Le ministère de l’Environnement, du Développement durable, et des Parcs (MDDEP) entend faire preuve de vigilance concernant le projet de construction d’un centre de compostage dans le Complexe environnemental Saint-Michel (CESM). Celui-ci sera situé à moins de 200 mètres d’une zone résidentielle.

«Notre devoir est de protéger ces citoyens. Il faut que la démonstration soit très probante et très nette que des odeurs ne dérangeront pas ces gens-là», a affirmé la directrice régionale de l’analyse et de l’expertise au MDDEP pour les régions de Montréal, de Laval, de Lanaudière et des Laurentides, Hélène Proteau.

Le MDDEP a édicté une série de règles sur l’implantation d’un centre de compostage qui doivent être respectées pour qu’un certificat d’autorisation – exigé par la Loi sur la qualité de l’environnement – soit délivré. L’une d’entre elles indique qu’une distance de 500 mètres doit séparer un centre de compostage de la première résidence. Des résidants de l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension misent d’ailleurs sur cette règle pour contester le projet de la Ville de Montréal devant les tribunaux.

«La règle du 500 mètres s’applique seulement au nouveau site de compostage», a précisé Mme Proteau. Depuis une quinzaine d’années, des résidus verts sont compostés dans le CESM, ce qui en fait un site existant. La règle peut donc être contournée.

«Pour le site de Saint-Michel, on va modéliser une dispersion dans l’atmosphère et on va aller voir à la plus proche résidence quel est le niveau d’odeur, a expliqué la directrice générale du MDDEP. Si cette étude démontre que le niveau d’odeur est trop élevé, on pourrait revenir à la Ville.» Le cas échéant, celle-ci devra trouver des solutions pour contrôler les odeurs, comme par exemple installer des épurateurs d’air. «Si, malgré cela, il s’avère que le niveau d’odeur à la plus proche résidence est trop élevé, ça pourrait aller jusqu’à un refus du projet», a dit Mme Proteau.

La responsable du Développement durable, de l’Environnement, des Grands parcs et des Espaces verts à la Ville de Montréal, Josée Duplessis, s’est dite confiante que le ministère approuve le projet de centre de compostage à Saint-Michel. «Ce projet n’est pas improvisé», a-t-elle insisté, soulignant du même souffle que le centre compostage à Saint-Michel est dans les cartons de la Ville depuis 1997.

Le conseil municipal de la Ville de Montréal a donné le feu vert à ce projet la semaine dernière à la suite de débats particulièrement houleux.

Mme Duplessis a expliqué que puisque le CESM est adjacent à une zone résidentielle, la Ville a décidé de n’y envoyer aucun résidu de table. Seuls des résidus verts et du pré-compost – une sorte de terre qui doit être maturée – y seront transportés. «Il n’y aura pas de vermine ou d’animaux, a-t-elle dit. Il n’y aura pas de nourriture.»

Beaucoup de mauvaises informations sont véhiculés sur ce projet de compostage, a déploré Josée Duplessis. «Je comprends que certains citoyens sont inquiets. Ils ont vécu le dépotoir, les oiseaux et les odeurs. J’espère que je pourrai les rassurer », a-t-elle dit.

La construction du centre de compostage de Saint-Michel doit commencer en 2014. Il sera en opération en 2016.

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