Montréal

L’arbre, ce vulgaire support publicitaire

Photo: Mathias Marchal/Métro

Quand on se demande ce qui fait l’image de Montréal à l’étranger, ce n’est pas, selon moi, ses monuments et encore moins son architecture… ce sont ses habitants et ses arbres. J’ai déjà écrit sur l’importance de préserver le patrimoine arboricole de la Ville et je me désespère de voir que la menace représentée par l’agrile du frêne n’est pas vraiment prise au sérieux par les citoyens.

Pourtant lisez ce qui suit. La ville d’Hampstead va couper 70 frênes matures dans la rue du croissant Netherwood. Ce secteur huppé, situé proche de l’arrondissement Côte-des-Neiges-Notre–Dame-de-Grâce, risque bientôt de perdre plusieurs de ses arbres et les maisons perdront inévitablement de leur valeur (selon certaines études, des arbres matures dans un quartier apportent jusqu’à 3% de valeur aux maisons).

Dans l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, ce sont 1000 arbres sur un terrain vacant qui vont être rasés à cause de l’agrile, selon le Courrier Ahuntsic. Tout cela a un coût non négligeable qui se chiffre en dizaines de milliers de dollars. Les sommes déboursées par les propriétaires du site (l’AMT, le MTQ et la Commission scolaire) ne le seront donc pas pour des services aux citoyens.

Tout cela pour dire que quand je vois des entrepreneurs comme celui du Marché Saint-Jacques percer des troncs d’arbres pour qu’il servent de supports à des panneaux publicitaires pour annoncer un projet immobilier, je me dis qu’il y a encore beaucoup de travail de conscientisation à faire pour que l’arbre soit considéré comme un élément primordial du patrimoine Montréalais.

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