Montréal

Près de 330 logements destinés à la classe moyenne près de Griffintown

Le vice-président du comité exécutif et responsable de l’habitation, Benoit Dorais, font le point sur la stratégie de développement de logements abordables de la Ville.
Le maire de l'arrondissement du Sud-Ouest et vice-président du comité exécutif et responsable de l’habitation à la Ville de Montréal, Benoit Dorais. Photo: Josie Desmarais/Métro

Un nouveau projet immobilier à utilisation mixte verra le jour aux portes de Griffintown et du Vieux-Port de Montréal. Le tout coûtera près de 200 M$ aux promoteurs, avec le soutien d’Ottawa au moyen d’un prêt de 135 M$. Des 327 unités prévues pour la classe moyenne, 40 auront une vocation communautaire.

En plus des logements, on y trouvera des espaces à bureau de même que des commerces. Le projet viendra «stabiliser le marché locatif dans le secteur», estime le député du secteur à Ottawa, Marc Miller, pour justifier l’investissement de son gouvernement.

Les travaux débutent dès aujourd’hui et s’échelonneront sur une période de deux ans. Les premiers locataires devraient y faire leur arrivée au début de l’été 2024. Le développement, sur la rue de la Commune et près de l’autoroute 10, sera d’une superficie de plus de 30 000 m2, soit plus de six terrains de football.

Le site constitue une ancienne cour de voirie commune. «C’est un secteur névralgique, à proximité du Réseau express vélo, du futur Réseau express métropolitain et du canal Lachine», a expliqué le maire de l’arrondissement du Sud-Ouest, Benoit Dorais, en conférence de presse mardi. «Il y a une mobilisation du milieu économique pour présenter des projets comme celui-ci, et ce qu’il nous faut, ce sont des sites sous-utilisés, mais prometteurs. Celui-ci a un potentiel d’attraction incroyable.»

Pour l’environnement

Le projet, porté par Ivanhoé Cambridge, Cogir Immobilier et Pomerleau, se veut écoresponsable. Près de 57% de la surface des terrains utilisés sera composée d’espaces verts, alors que les bâtiments viseront l’obtention d’une certification Leadership in Energy and Environmental Design (LEED).

«Ce que l’on veut faire, c’est plus que du greenwashing: c’est de mettre en place des choses qui fonctionnent, qui sont réelles, parce qu’il y a urgence d’agir», statue l’associé de Cogir Immobilier, Stéphane Côté.

L’approvisionnement en énergie des bâtiments misera sur un système 100% électrique, conçu afin d’être le plus efficace possible. Il intégrera notamment des systèmes de production d’aérothermie. Finalement, on trouvera au sous-sol du projet un espace d’agriculture urbaine.

Inscrivez-vous à notre infolettre et recevez un résumé quotidien de l’actualité de Montréal.

Articles récents du même sujet