Montréal

Après la fuite de l’Ukraine, la vie au Québec

Une fois loin de la guerre, c’est tout un parcours du combattant qui attend les réfugiés ukrainiens récemment arrivés au Québec. Heureusement, nombre d’entre eux peuvent compter sur le soutien des communautés locales pour reconstruire leur vie ici. C’est le cas d’Alexander Mkrtychyan, de sa femme Maya et de leurs deux enfants, Ellen et Aram.

Cela fait déjà quatre semaines que cette famille originaire de Tchornomorsk est arrivée au Québec. C’est dans leur trois et demie entièrement meublé de Laval qu’Alexander nous raconte leurs premières semaines au Québec et leur désir de s’intégrer le plus rapidement possible à la société québécoise.

Maya et ses enfants, Aram et Ellen; Photo: Ismaël Koné/Métro Média

«Une inquiétude que beaucoup de gens doivent ressentir en arrivant dans un nouveau pays, c’est l’inquiétude de se retrouver tout seul dans ce nouveau pays, explique Alexander. Ce qui s’est passé est complètement à l’opposé; dès notre arrivée, beaucoup de gens étaient prêts à nous aider.»

Entourés des communautés locales

Alexander étant ukraino-russe d’origine arménienne, c’est grâce à une publication sur Facebook qu’il a pu entrer en contact avec l’Union générale arménienne de bienfaisance (AGBU), qui a des bureaux au Québec. Grâce aux membres d’AGBU, la famille a pu trouver un logement totalement meublé grâce aux dons de la communauté.

On a été entourés par des gens que l’on ne connaissait pas avant et qu’on venait juste de rencontrer et qui étaient prêts à nous aider pour notre vie de tous les jours.

Alexander Mkrtychyan, réfugié ukraino-russe

Le père de famille se remémore avec émotion les nombreux drapeaux ukrainiens qu’il a pu voir dès son arrivée à l’aéroport de Montréal.

«C’est vraiment incroyable de voir, même depuis l’Ukraine, le soutien des Canadiens pour les Ukrainiens. […] C’était encore plus incroyable de le voir en personne», dit-il.

La famille ukraino-russe s’est même vue surprise par la rapidité des services frontaliers. Alexander craignait de devoir attendre de longues heures avec les agents frontaliers comme il avait pu le lire sur internet.

«Après qu’on a expliqué être Ukrainiens, on a été escortés dans une salle séparée où il y avait moins de monde pour attendre. Ils ont pris nos documents et, en vingt minutes, tous nos permis de travail et les permis d’études étaient prêts», se remémore Alexander.

S’intégrer le plus rapidement possible

Pour cette famille, le plus important est de s’intégrer. Alors qu’Alexander parle anglais, sa femme Maya ne parle ni anglais ni français. Le couple cherche donc activement des cours de français à temps plein pour Maya.

«Je sais qu’il faut que l’on travaille fort, et quand je dis travailler fort, c’est sur moi et sur nous pour s’intégrer en parlant en français, explique Alexander. Je trouve que le meilleur moyen de s’intégrer est d’apprendre la langue de ce pays.»

Les prochaines étapes sont de trouver une place en garderie pour leur fils de 14 mois pas très loin de chez eux. Leur jeune fille, Ellen, a déjà passé les examens de mathématique pour entrer dans une école voisine.

De son côté, Alexander a déjà trouvé un emploi. Étant historien de formation, il se réjouit de travailler dans une compagnie spécialisée dans l’évaluation et la restauration d’oeuvres et d’objets de valeur.

Alexander se dit très reconnaissant de l’aide que leur ont fournie les gouvernements fédéral et provincial. L’accueil que lui a réservé le Québec a dépassé ses attentes.

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