Montréal

La croissance de la population ralentira à Montréal dans les 20 prochaines années

Montréal sera de moins en moins préférée par les immigrants au Québec.
Montréal sera de moins en moins préférée par les immigrants au Québec. Photo: iStock, Maridav

L’augmentation de la population va ralentir dans la région administrative de Montréal. D’après une mise à jour des prévisions démographiques du Québec de 2021 à 2066, 15 des 17 régions administratives de la province «voient leurs perspectives de croissance d’ici 2041 être révisées à la hausse». Seules deux y échapperaient: Montréal et Laval.

Les révisions à la hausse les plus marquées s’observent pour les régions de Chaudière-Appalaches (+ 5,5 %), Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (+ 5,4 %), Centre-du-Québec (+ 5,1 %), Bas-Saint-Laurent (+ 4,7 %), la Mauricie (+ 4,6 %) et Saguenay–Lac-Saint-Jean (+ 4,5 %).

À Montréal et Laval, l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) prévoit un ralentissement de la croissance de la population de respectivement – 7,9 % et – 3,0 %. Dans les 20 prochaines années, la population du Québec devrait augmenter de 10,3 %, mais seulement de 3,1 % à Montréal.

Variation projetée de la population totale, scénario Référence A2022, Québec, régions administratives et régions métropolitaines de recensement (RMR), 2021-2041./Source: Institut de la statistique du Québec.

Ceci s’expliquerait par de nouvelles données de migration interrégionale, peut-on lire dans le bulletin sociodémographique de l’ISQ. Les immigrants qui arriveront dans les prochaines années sont attendus davantage en région qu’à Montréal. 

L’impact de l’immigration sur la démographie

Si en 2021, on prévoyait 4,93 M d’habitants dans la région métropolitaine de Montréal d’ici à 2041, l’estimation se porterait plutôt autour de 4,78 M aujourd’hui. Cette révision tient d’ailleurs compte de l’impact de la pandémie de COVID-19, qui redéfinit partiellement les perspectives d’avenir en région.

«Le contexte pandémique a entraîné un déficit d’environ 18 000 immigrants en 2020, alors que la cible était de 43 000, et que le rattrapage prévu en 2021 n’a pu se faire entièrement, ce qui explique le niveau de rattrapage projeté pour l’année 2022», analyse l’ISQ dans son bulletin.

Le Plan d’immigration du Québec pour l’année 2022 prévoit 51 000 immigrants, plus un rattrapage projeté de 15 300 admissions. Le niveau cible devrait ensuite évoluer jusqu’à 55 000 immigrants admis à partir de 2026. En outre, les données montrent que la tendance à la régionalisation de l’immigration hors de Montréal se poursuit depuis 2015. Elle ne devrait s’atténuer qu’autour de 2031.

Si la croissance démographique de Montréal et Laval devrait ralentir, les autres tendances démographiques se confirment. À l’horizon 2041, le Québec devra faire face aux défis posés par le vieillissement de la population et le non-renouvellement de la main-d’œuvre.

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