La bouffe de rue officiellement de retour cet été à Montréal
Après 65 ans d’absence, la bouffe de rue sera officiellement de retour cet été dans la métropole.
Dès le 20 juin, l’arrondissement de Ville-Marie lancera un projet-pilote. En plus des espaces occupés par les festivals et les événements spéciaux, dix sites – qui n’ont pas encore été déterminés – pourront accueillir des camions-restaurants. Un système de rotation sera mis en place pour diversifier l’offre de bouffe de rue.
«On veut avoir une nourriture gastronomique, a fait savoir mardi le maire de Montréal, Michael Applebaum. Montréal est connu pour ses restaurants de premières classe.»
Un comité de travail déterminera d’ici le mois de mai les sites, le nombre de camions qui pourront s’y installer, de même que le montant qui sera demandé pour un permis de restaurateur de rue. M. Applebaum a déjà indiqué que seuls les restaurateurs et les traiteurs qui font des affaires sur l’île de Montréal pourront obtenir ce permis
«On ne veut pas qu’une compagnie arrive en scène sans avoir payé des taxes, a dit Michael Applebaum. On veut avoir une bonne compétition. On ne veut pas qu’il y ait une compétition directe avec les restaurants qui sont sur les rues commerciales.
La vice-présidente de l’Association des restaurateurs de rue du Québec, Gaëlle Cerf, a approuvé la formule qu’a choisi la Ville de Montréal pour permettre le retour des restaurateurs de rue de la métropole. «Avec le vent et la poussière, c’est beaucoup plus propre dans un camion», a-t-elle dit. Elle aurait peu apprécié que les autorités municipales optent pour des «stands à hot-dog» à la new-yorkaise.
Mme Cerf a indiqué le parc du mont Royal et la Place du Canada pourraient être des endroits intéressants pour les restaurateurs de rue. «Ce qui est beau avec les camions, c’est que par une belle journée, vous pouvez aller manger dans le parc près d’un camion et après, il n’y a plus de trace. Le camion est parti», a-t-elle mentionné.
La Commission municipale du développement économique et urbain et l’habitation s’est prononcée il y a dix jours en faveur du retour de la cuisine de rue. Celle-ci a été bannie des rues de la métropole en 1947 en raison de problèmes d’hygiène.