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«Je ne contrôle pas les armes qui rentrent et qui circulent», dit Plante

Valérie Plante, mairesse de Montréal
Valérie Plante Photo: Josie Desmarais/Métro

Interrogée sur les violences qui ont secoué la métropole la nuit dernière, la mairesse Valérie Plante a décoché une flèche à l’endroit du gouvernement fédéral concernant le contrôle des armes à feu.

«Qu’est-ce [qu’ils font] pour que ces armes ne finissent pas dans les mains des jeunes?», a-t-elle tonné en conférence de presse. «Je ne contrôle pas les armes qui rentrent et qui circulent», a-t-elle ajouté.

Mme Plante répondait lundi à une question d’un journaliste, qui souhaitait savoir si la Ville et le SPVM étaient dépassés par la situation.

Je vous invite à demander au gouvernement du Québec et je vous invite à demander au gouvernement fédéral qu’est-ce qu’il fait, lui, pour nous protéger et pour ne pas que ces armes-là se retrouvent dans les mains de nos jeunes.

Valérie Plante, mairesse de Montréal

Cette déclaration intervient quelques heures après les quatre fusillades qui ont eu lieu cette nuit dans divers quartiers de Montréal. Sur le lot, trois personnes ont été blessées et deux arrestations ont été effectuées par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Des événements qualifiés par la première élue d’«extrêmement troublant[s]» et «inacceptable[s]».

«Même si je dis que je ne veux plus d’armes sur l’île de Montréal, qu’est-ce qu’on fait quand c’est des lois d’un autre niveau? Et des armes qui rentrent par nos frontières? Qui passent à travers des réserves? C’est ça, la réalité», a-t-elle fait valoir.

La Ville défend son approche en prévention

Valérie Plante estime que ni la Ville ni le SPVM n’ont perdu le contrôle de la situation. Dans un contexte de flambée de la violence armée, la mairesse estime que le travail contre celle-ci est «un marathon». «Ce que je peux vous assurer, c’est qu’il y a un vrai travail de la police, de la Ville, des jeunes, de tous les acteurs», a-t-elle affirmé.

Valérie Plante a rappelé qu’un grand forum sur la violence armée a été tenu au début de l’année. Elle a aussi précisé que la plupart des personnes impliquées dans les événements d’hier soir sont des jeunes. «Ça démontre l’importance de mettre les jeunes au centre de la démarche» de lutte contre le crime armé.

Précisons cependant que les deux personnes arrêtées dans ces affaires, en date du 13 septembre, sont âgées de 34 et 47 ans.

Elle s’est notamment félicitée de l’obtention de 250 M$ du provincial pour recruter de nouveaux effectifs. Mme Plante a également mentionné un projet d’équipes-écoles, dont l’annonce se fera demain. La Ville de Montréal débloquera des fonds pour sécuriser les établissements via un partenariat entre le SPVM, les jeunes et les écoles.

Valérie Plante compte aussi allouer des fonds, entre autres, pour renforcer la communication avec la jeunesse. Comme elle l’a répété à plusieurs reprises, il n’y a «pas de solution magique» pour arrêter la violence armée du jour au lendemain.

La mairesse dit en tout cas ne pas contrôler «le principal élément»: les armes qui se retrouvent sur le territoire.

Le gouvernement a fait sa part, dit Legault

Évidemment, les événements qui ont eu lieu à Montréal cette nuit ont émaillé les discussions entre François Legault et Valérie Plante, qui se rencontraient ce mardi.

Alors que la mairesse de Montréal demandait d’en faire plus aux gouvernements fédéral et provincial, le premier ministre sortant croit, lui, que sa part est déjà faite.

À plusieurs reprises, le chef de la CAQ a rappelé les 250 M$ attribués à la Ville de Montréal. Une enveloppe destinée en partie au recrutement de nouveaux policiers. Il a, en outre, cité les autres actions du gouvernement en matière de sécurité publique, comme le projet Centaure.

 «Il y a un vrai problème de trafic et de possession d’armes, où on interpelle aussi le fédéral», a-t-il abondé.

Au détour d’une question, le chef de la CAQ a dit s’attendre à voir la Ville recruter plus de policiers. «Je ne sais pas combien il y en a. On a donné de l’argent donc je m’attends à y en avoir plus.»

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