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Des coups de feu, un quartier choqué… et après?

L'équipe de concertation communautaire et de rapprochement. Photo: Gracieuseté - SPVM

Un enchaînement de claquements secs, un hurlement, le son strident des sirènes de police, la rue fermée, les voisins qui se pressent aux fenêtres pour comprendre ce qu’il se passe et un policier qui cogne aux portes en quête d’informations. À de nombreuses reprises ces derniers mois, des coups de feu tirés à Montréal, souvent en soirée, ont secoué un quartier et le voisinage.

Lorsque de tels événements violents se produisent sur la voie publique, les voisins reçoivent dans les temps qui suivent une visite inattendue d’agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) qui s’assurent de leur sentiment de sécurité.

Des policiers plus près des habitants

Ces agents font partie de l’Équipe de concertation communautaire et de rapprochement (ECCR). Déployée en avril 2021, cette branche du SPVM comporte 30 policiers qui cherchent à promouvoir la cohabitation, la prévention du crime et le travail sociocommunautaire. En plus des agents des forces de l’ordre, l’équipe peut aussi compter sur cinq conseillers communautaires depuis la fin de 2022. Ceux-ci «apportent de nouveaux outils», selon le chef de l’ECCR, le commandant Alexandre Lelièvre.

Le service intervient dans de nombreuses situations, dont les interventions dans des quartiers touchés par des coups de feu ou d’autres événements violents.

Après une expérience traumatisante dans un quartier, les agents ECCR vont approcher les habitants; le but, c’est d’aller sur le terrain pour comprendre comment est le sentiment de sécurité des citoyens. On veut vraiment aller voir quelles sont les préoccupations des citoyens.

Le commandant Alexandre Lelièvre, chef de l’Équipe de concertation communautaire et de rapprochement (ECCR)

L’objectif de ce travail de l’ECCR est «d’agir afin d’améliorer ce sentiment de sécurité» et d’aller «rassurer la population», selon son chef. Ce service intervient sur tout le territoire montréalais, et agit en soutien aux postes de quartier. À la suite de ces porte-à-porte, l’équipe du commandant Lelièvre écrit un rapport d’analyse, qu’elle remet au chef du poste de quartier concerné, avec ses recommandations en matière de prévention pour sécuriser le quartier.

Le commandant Alexandre Lelièvre. Photo: Gracieuseté – SPVM

Une équipe qui touche à tout

Comme le précise Alexandre Lelièvre, l’ECCR n’intervient pas que lorsque des problématiques de violence surgissent dans un quartier. Ce travail spécifique de l’équipe a lieu pendant ou après un événement, mais celle-ci est surtout présente en amont.

«C’est le travail quotidien de nos agents, c’est de la patrouille active», indique le chef de l’équipe. «Le rôle de nos agents va se jouer en intervention auprès de personnes en situation de vulnérabilité en lien avec les préoccupations des citoyens, on va faire du rapprochement avec les intervenants communautaires, on va travailler avec eux», ajoute-t-il.

Les problématiques pour lesquelles l’ECCR va aller faire du porte-à-porte ne sont pas nécessairement toutes des fusillades ou des événements violents. L’ECCR approche aussi des citoyens pour des questions de cohabitations ou de délits dans un quartier, comme des effractions à répétition.

Le porte-à-porte permet aussi aux policiers de donner des conseils en prévention. «Par exemple, si un secteur a une problématique d’effractions, on pourrait aller donner des conseils aux résidents», mentionne le commandant Lelièvre.

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