Un Garage à musique voué à la pédiatrie sociale
La Fondation du Dr Julien pourra sous peu redonner vie à un chalet de parc afin d’y installer son Garage à musique, un programme dédié aux enfants en difficulté d’apprentissage.
Avec une aide de 750 000 $ annoncée mercredi par la Ville, et l’équivalent promis par plusieurs donateurs privés, la Fondation du Dr Julien pourra rénover le chalet du parc Ovila-Pelletier, situé dans l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.
Le bâtiment abandonné depuis plusieurs années permettra l’expansion du Garage à musique. Ce programme, fondé en 2009, propose une intervention unique auprès des jeunes âgés de 0 à 20 ans qui souffrent de troubles d’apprentissage. «Nous combinons la pratique de la pédiatrie sociale en communauté, développée par le Dr Gilles Julien, l’accompagnement scolaire adapté aux besoins de l’enfant et la pratique collective de la musique», mentionne Me Hélène Sioui Trudel, l’instigatrice du projet.
Dans le nouveau local, l’organisme pourra recevoir plus de 800 jeunes par semaine, estime Me Sioui Trudel, contrairement à seulement 300 dans les salles actuelles. La demande est croissante pour les activités, qui varient de l’initiation aux instruments à des ateliers plus spécifiques de musico-thérapie. «La musique est un outil puissant pour stimuler le développement cognitif et la motivation d’apprendre des enfants issus d’un environnement défavorisé, où les chances de se réaliser sont plus rares», a poursuivi Me Sioui Trudel.
La Ville a cédé le chalet sans rente à la Fondation du Dr Julien pour une période de 30 ans en plus de tenir sa promesse de financement, stipule le conseiller du district d’Hochelaga, Laurent Blanchard. «Nous espérons maintenant que les entreprises seront nombreuses à tenir à leur tour leur promesse de contribution», a-t-il dit.
Quartiers défavorisés: aux origines du stress toxique
Dans les quartiers défavorisés, les conditions de vie sont plus difficiles et les enfants sont susceptibles de développer un stress «toxique», explique Me Sioui Trudel. Ce stress affecte les tout-petits et ne leur permet pas toujours de développer leur plein potentiel: tant au niveau du langage, des comportements affectif et moteur, que le développement cognitif. Selon la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, chaque jeune a droit au développement optimal, rappelle l’avocate.