Montréal

Le maire Labonté veut recouvrir l'autoroute Notre-Dame

Le chef de Vision Montréal et maire de l’arrondissement de Ville-Marie, Benoit Labonté, propose de bonifier le projet de modernisation de la rue Notre-Dame en enfouissant l’autoroute Ville-Marie et la rue Notre-Dame jusqu’à la rue Frontenac.

Le projet, baptisé Rives nouvelles et dévoilé hier, permettrait d’offrir un accès au fleuve, en plus  de libérer 71 hectares (710 000 m2) de terrains sur lesquels 8 000 logements au minimum pourraient être construits.

«Le projet de la Ville prévoit déjà que l’autoroute Ville-Marie sera recouverte entre les rues Sanguinet et Amherst, a indiqué M. Labonté. Pourquoi ne finirait-on pas le travail en recouvrant les 700 derniers mètres, jusqu’à Frontenac?»

Benoit Labonté n’a pas précisé le coût du projet, mais Richard Bergeron, chef de
Projet Montréal, avance la somme de 500 M$ juste pour recouvrir l’autoroute.

Benoit Labonté a transmis sa proposition vendredi à la ministre des Transport, Julie Boulet, afin qu’elle soit incluse dans l’étude de faisabilité du recouvrement de l’autoroute promise en mai lors du dévoilement des plans de modernisation de la rue Notre-Dame.

Des parcs et des logements
Le maire de Ville-Marie souhaiterait développer de nombreux espaces verts sur les terrains créés par le recouvrement de l’autoroute Ville-Marie et d’une portion de la rue Notre-Dame. Un parc de 27 hectares (270 000 m2) – «ce qui est un peu plus que le territoire du Vieux-Port», a précisé M. Labonté – pourrait notamment voir le jour sur les berges du fleuve.

De 8 000 à 12 000 logements pourraient également être construits dans le quartier Centre-Sud, de part et d’autre de la rue Notre-Dame, entre le pont Jacques-Cartier et la rue Frontenac. «Il s’agit d’une occasion en or de retenir plusieurs familles au centre-ville», a affirmé Benoit Labonté.

Réplique cinglante des adversaires
Alan DeSousa, responsable du développement économique et du développement durable de Montréal, et Richard Bergeron, chef de Projet Montréal, n’ont pas été tendres envers Benoit Labonté et le projet Rives nouvelles.

«Comme responsable du développement durable, je suis heureux de voir qu’au moins M. Labonté souscrit au principe du recyclage, mais c’est dommage que ce soit les projets des autres qu’il recycle, a ironisé M. DeSousa.  Une partie de ce qu’il présente est déjà contenu dans la Vision 2025 présentée en 2004 par la Société du Havre et qui fait partie intégrante du plan de match Montréal 2025 mis de l’avant par Gérald Tremblay depuis octobre 2005.»

«M. Labonté n’a pas proposé une seule idée originale depuis qu’il est arrivé en politique municipale il y a deux ans et demi», a ajouté M. Bergeron.

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