Montréal

Jadis rivales, les écoles Lester-B.-Pearson et Henri-Bourassa se réunissent

Des élèves des écoles secondaires Henri-Bourassa et Lester-B.-Pearson tentent de conjurer le mauvais sort de la violence qui les accablait en organisant des activités en commun.

«C’est une chose qui aurait dû être faite depuis nombre d’années», a dit hier le  directeur de l’école Henri-Bourassa, Jean-François Bouchard.

En octobre, une élève de l’école Lester-B.-Pearson a été tabassée par quatre jeunes de la polyvalente Henri-Bourassa, après qu’elle eut proféré des insultes racistes. Des actes de vandalisme ont été commis le lendemain à l’école anglophone.

«Nous avons été choqués du portrait négatif de nos écoles qui a été véhiculé [après cet incident], a dit le président du Conseil étudiant de l’école Lester-B.-Pearson, Joey Gendron. Ce qui était dit à notre sujet ne représentait pas la réalité.»

«C’est un problème d’adolescents qui aurait pu arriver dans n’importe quelle autre école», a ajouté son homologue de l’école Henri-Bourassa, Carole-Anne Bellefeuille. Cette dernière a rapporté que des barrières à la fois linguistiques et culturelles séparent les deux écoles.

Plutôt que de baisser les bras, les conseils étudiants des deux établissements se sont réunis. Ils ont organisé des échanges étudiants d’une journée. Dans chacune des deux écoles, une murale identique a été peinte pour souligner leur rapprochement. Des fonds ont aussi été recueillis pour l’organisme Projet animation du milieu urbain, chargé d’organiser des activités pour les jeunes du quartier. Toutes les initiatives des élèves sont colligées dans un journal bilingue qui sera distribué dans les deux écoles.

«On veut créer des traditions», a expliqué Carole-Anne Bellefeuille. «Trop peu de liens existaient entre nos deux écoles, bien qu’elles se trouvent dans le même quartier et que plusieurs de leurs élèves se fréquentent à l’extérieur des heures de classe», a-t-elle expliqué.

Bien que le rapprochement soit initié par un petit nombre d’élèves, les leaders étudiants sont confiants que les différents projets toucheront une majorité de jeunes.

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