Montréal

L'armée n'est plus la bienvenue

Le mouvement de grogne contre l’armée se développe dans un contexte où les Forces canadiennes peineraient à recruter.

«Non à la propagande militaire». Hier, une quinzaine de manifestants sont venus une nouvelle fois crier leur opposition à la guerre en Afgha­nistan et aux techniques d’enrôlement des Forces canadiennes devant le Centre de recrutement de l’armée, rue Sainte-Catherine.

La manifestation était organisée par Opération objection, un regroupement qui fait campagne depuis quelques mois contre la présence de l’armée canadienne dans les universités et les cégeps. Et le mouvement s’étend.

L’an dernier, les étudiants des cégeps du Vieux-Montréal et de Saint-Laurent ont obtenu que les Forces remballent leurs kiosques de recrutements. Plus récemment, trois journaux étudiants à l’Uni­versité d’Ottawa et à l’Uni­versité de Montréal ont retiré de leurs pages des publicités de recrutement des Forces canadiennes à la suite, entre autres, de commentaires de certains de leurs lecteurs.

«On veut sensibiliser les syndicats de professeurs pour empêcher l’armée de faire de la promotion dans les écoles secondaires», confie Alexandre Vidal, coordinateur de la campagne.

Dans le cadre de l’opération Connexion, l’armée cherche à recruter 10 000 nouveaux militaires par année d’ici 2012. Même si elle s’en défend, l’armée n’atteindrait pas ses objectifs.

D’après un officier retraité de l’armée interrogé par CBC, après 2011, les Forces armées devront faire une pause d’un an ou deux dans leurs opérations pour pouvoir reconstituer leurs effectifs à cause de problèmes de rétention de leurs soldats.

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