Montréal

Les agents de bord manifestent à Montréal-Trudeau

Plusieurs dizaines d’agents de bord de Montréal ont manifesté lundi après-midi  pour contester la décision d’Air Canada de licencier quelque 2000 employés, dont 632 agents de bord, en novembre prochain. Des manifestations ont eu lieu simultanément à Halifax, Calgary, Toronto, Vancouver et Winnipeg.

Cette décision du transporteur canadien a été rendue publique le 10 juillet dernier, en même temps que l’annonce de la fermeture des bases d’Halifax et de Winnipeg. À la suite d’une étude de viabilité, Air Canada affirme ne plus avoir besoin de ces bases. Toutefois, la compagnie aérienne refuse de soumettre cette étude aux syndicats, qui cherchent à comprendre une telle décision. Selon la présidente du syndicat des agents de bord de Montréal, Suzanne Saint-Jean, « les bases de Winnipeg et Halifax sont tout à fait viables telles qu’elles sont».

Ces licenciements font partie de la stratégie du transporteur pour contrer la hausse du prix de l’essence. Air Canada prévoit une augmentation de 1 milliard de dollars cette année, seulement en coût de carburant.

Malgré cet état de la situation, Mme Saint-Jean, se dit sceptique : « Nous avons traversé la crise du 11 septembre, celle du SRAS, l’intégration des deux compagnies et la protection de la faillite, alors la hausse du prix de l’essence n’est qu’une défaite pour faire des fermetures, qui, pour nous, sont inacceptables. »

Mme Saint-Jean qualifie de petite victoire la décision du ministre du Travail, Jean-Pierre Blackburn, de ne pas accorder de dérogation du Code du travail à Air Canada, comme la compagnie l’avait demandée. Air Canada sera donc soumis aux exigences en matière de licenciements collectifs qui prévoient, entre autres, la création d’un comité syndical-patronal pour prendre les mesures nécessaires afin d’atténuer l’impact des mises à pied sur les employés touchés.

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