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Élections municipales 2009: Tremblay part favori

À un an des élections municipales, une majorité de Mon­tréalais se disent satisfaits du travail réalisé par le maire Gérald Tremblay et n’hésiteraient pas à le reporter au pouvoir. C’est ce que révèle un sondage Harris-Décima exclusif au journal Métro.

Selon l’enquête, 63 % des Mont­­réalais sont satisfaits du travail de Gérald Tremblay. D’ailleurs, 58 % d’entre eux seraient prêts pas à lui confier un troisième mandat.

Ses deux principaux adversaires sont relégués loin derrière. Benoit Labonté, chef de Vision Montréal, ne récolte que 26 % des intentions de vote alors que Richard Bergeron, à la tête de Projet Montréal, obtient 16 % des appuis.

«Quand on consulte les citoyens sur les affaires municipales, ils sont assez enchantés par la personne en place, a remarqué Laurence Bherer, professeure de sciences politiques à l’Uni­versité de Montréal. C’est souvent lié à une méconnaissance de la politique municipale. Les citoyens n’ont pas de critères aussi précis pour évaluer les performances des élus municipaux que pour celles des élus provinciaux ou fédéraux, avec qui il est plus facile d’être en désaccord au sujet de certaines coupures par exemple.»

L’opposition ne s’en fait pas
Richard Bergeron estime aussi que la popularité de Gérald Tremblay n’est pas étrangère à son titre. «C’est sûr qu’il y a une prime à la mairie, une prime à la présence», a-t-il indiqué, peu surpris par le niveau de popularité du maire. M. Bergeron croit cependant que la vraie évaluation du travail de Gérald Tremblay ne pourra être faite avant l’élection. Une opinion que partage Benoit Labonté.

«Le vrai sondage pour nous sera fait en novembre 2009, a déclaré Irène Marcheterre, directrice de cabinet du chef de l’opposition officielle. Mais il est important de rappeler que lors de l’élection partielle dans Ahunstic, en septembre,
68 % des électeurs ont voté contre le candidat de l’administration Tremblay.»

Gérald Tremblay a préféré ne pas commenter les résultats du sondage.

Le transport est la priorité des Montréalais
Près de 34 % des Montréalais estiment que la qualité des rues et le transport en commun doivent être les principaux enjeux de la prochaine campagne électorale municipale.

Selon les conclusions du sondage, 17 % des personnes interrogées considèrent que les candidats devraient apporter une attention particulière aux routes. Une priorité qui arrive ex aequo avec le transport en commun.

En revanche, la situation économique de la Ville  n’est une priorité que pour 9 % des Montréalais. Le recyclage et le compostage (4 %), ainsi que les services aux familles (3 %), la protection des espaces verts (3 %) ou le rayonnement de Montréal à l’étranger (3 %) ne préoccupent pas beaucoup les électeurs.

Priorités partagées
«L’administration Trem­blay partage les priorités des personnes sondées, a déclaré à Métro Darren Becker, porte-parole du comité exécutif de la Ville. Nous avons déjà fait des investissements sans précédent dans la STM et dans les routes. Nous allons continuer dans ce sens-là.»

Benoit Labonté, le chef de Vision Montréal, est du même avis. «Le transport en commun fera partie de la plate-forme électorale, a confirmé Irène Marche­terre, directrice de  cabinet du chef de l’opposition officielle, Benoit Labonté. On réalise que l’administration en place n’a pas pris les mesures nécessaires pour offrir un service de qualité dans le transport en commun et on est d’accord avec les citoyens que ça doit être une priorité.»

Sans surprise
Les priorités relevées par le sondage n’ont pas surpris Laurence Bherer, professeure de sciences politiques spécialisée en politique urbaine à l’Université de Montréal.

«Il n’est pas surprenant que la question de la mobilité dans une ville comme Montréal intéresse les genspuisque les déplacements occupent une grande partie de leur journée», a-t-elle expliqué.

Pour Richard Bergeron, le  chef de Projet Montréal, l’entêtement des élus à parler de l’état des routes n’est pas étranger au fait que les Montréalais y voient désormais une priorité.

«Quand on passe 15 ans à dire aux gens que les nids-de-poule sont importants, ils finissent par croire que la mission de la Ville est de réparer les nids-de-poule!», dit-il.

M. Bergeron se réjouit toutefois que la question du transport en commun continue d’intéresser les électeurs. «Le transport en commun, c’est le fer de lance de Projet Montréal», a-t-il affirmé.

Le sondage a été réalisé auprès de 509 Montréalais entre le 16 et le 23 septembre. La marge d’erreur est de plus ou moins 4,34 %, 19 fois sur 20.

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