Les commerçants ne lâchent pas prise pour des télécabines dans le Vieux-Montréal
Après avoir assisté à plus de trois ans de discussions et avoir essuyé un refus catégorique de la Société du Vieux-Port de Montréal, les commerçants du Vieux-Montréal sont revenus à la charge, hier, et ont demandé aux gouvernements d’intervenir pour permettre la construction de télécabines qui relieraient le Vieux-Port à Saint-Lambert.
Ce projet de la compagnie Skylink traîne en longueur en raison du refus de la Société du Vieux-Port de céder une parcelle de terrain de 1 600 m2.
Le président de la Société de développement commercial (SDC) du Vieux-Montréal, Michael Banks, a du mal à comprendre la position de la Société du Vieux-Port.
«Skylink propose d’investir 100 M$ dans un projet qui entraînerait des retombées économiques de 120 M$ et qui créerait 3 000 emplois», a-t-il exposé.
Selon Sacha Bertola, tré-sorier à la SDC du Vieux-Montréal, le projet de télécabines dans le Vieux-Montréal représente une lueur d’espoir pour les commerçants.
«On constate que l’achalandage dans le Vieux-Montréal diminue, a noté celui qui est également propriétaire du restaurant Le Fripon. Une telle attraction nous permettrait d’assurer un bon débit de clientèle.»
La Société du Vieux-Port explique cependant que les télécabines au-dessus de son territoire nuiraient à ses opérations, défigurerait le paysage du Vieux-Port et mettraient en péril des vestiges archéologiques et des espaces verts.
«Mais nous ne sommes responsables que d’environ un kilomètre sur le bord de l’eau; le promoteur pourrait très bien s’installer ailleurs», a fait valoir Michel Rafie, directeur des relations publiques à la Société du Vieux-Port.
Les commerçants ont demandé au ministre fédéral responsable de la région de Montréal, Christian Paradis, de prendre les décisions qui s’imposent afin d’assurer la réalisation du projet.