Un protocole d'entente en transport sur les rails pour Montréal et New York
Les villes de Montréal et de New York devraient signer, à la mi-août, un protocole d’entente visant un partage, à court et moyen terme, d’expertise et d’expérience dans le dossier du transport. Les premiers échanges formels ont eu lieu à ce sujet mardi.
Le protocole d’entente permettrait des échanges réguliers entre Montréal et New York et favoriserait la création d’un réseau de collaboration entre les intervenants du milieu des transports, que ce soit pour les dossiers concernant le métro, le vélo, les piétons ou la sécurité.
La maire de Montréal, Gérald Tremblay, a déjà donné son accord pour la signature d’une telle enten-te. La commissaire au transport de la Ville de New York, Janette Sadik-Khan, devra convaincre le maire de la Ville, Michael Bloomberg, de faire de même.
André Lavallée, le responsable du Plan de transport de Montréal, a passé la journée de mardi en compagnie de Mme Sadik-Khan. Il a semblé confiant de voir le protocole être ratifié.
«Avoir la chance de collaborer avec une ville innovante comme New York est emballant, a déclaré M. Lavallée, hier. Ça représente un beau défi pour Montréal.»
Objectifs similaires
Les plans de transport de Montréal et de New York ont de nombreuses similitudes, qui sont à l’origine du rapprochement qui s’opère entre les deux villes.
«Montréal et New York prônent des solutions similaires aux difficultés communes rencontrées en matière de transport et d’urbanisme : congestion importante, restaurations d’infrastructures existantes, changements des comportements et investissements massifs dans les transports collectifs et actifs», a expliqué par voie de communiqué le maire de Montréal, Gérald Tremblay.
Déjà, quelques projets font l’objet de discussions entre Montréal et New York.
Les organisations du Tour de l’île de Montréal et du Five Boro Bike Tour de New York ont, par exemple, convenu de partager leurs ressources.
New York pourrait également développer un réseau de vélo en libre-service Bixi sur son territoire. Rien n’est encore finalisé puisque la Ville doit d’abord procéder à des appels d’offres, mais André Lavallée semble confiant de voir le concept québécois être retenu.
Du côté de Montréal, la piétonnisation d’une partie de Time Square pourrait servir d’inspiration.