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Troisième sommet du mont Royal: Un parc verra le jour au printemps 2011

Un peu plus de 20 ans après avoir été évoqué pour la première fois, un nouveau parc de 23 hectares verra finalement le jour sur le troisième sommet du mont Royal. Son inauguration devrait avoir lieu en mai 2011.

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a confirmé cet après-midi que l’Université de Montréal (UdeM) et le cimetière Notre-Dame-des-Neiges avaient accepté de céder gratuitement une partie de leurs terrains pour une période de 50 ans afin de permettre l’aménagement de ce nouveau parc.

Le parc intègrera le bois Saint-Jean-Baptiste, un terrain de 9,77 hectares propriété du cimetière et qui inclut une forêt de chênes unique à Montréal.

Aucun plan d’aménagement n’a encore été approuvé. La Ville s’est engagée, pour l’heure, à adopter un règlement pour la création du parc au plus tard en mai 2010.

Un organisme à but non lucratif (OBNL) formé de la Ville, de l’UdeM et du cimetière sera ensuite créé afin, notamment, de superviser et d’orienter les travaux d’élaboration du plan directeur et de proposer une stratégie de financement du plan.

Bien qu’un changement d’administration à la Ville de Montréal n’est pas exclu, à moins de deux mois du scrutin municipal, le maire Gérald Tremblay a assuré que le projet irait de l’avant.

«Il s’agit d’un projet institutionnel et les institutions continuent de fonctionner même s’ils changent de têtes dirigeantes, a-t-il expliqué. Peu importe ce qu’il se passe aux élections, le projet va se concrétiser.»

Une bonne nouvelle, mais…
Les Amis de la montagne, qui avaient initié le projet dans les années 1980, se sont réjouis de l’annonce. «On ne peut qu’être heureux de la création de ce troisième parc, a déclaré Sylvie Guilbault, directrice générale de l’organisme. Mais la protection du mont Royal ne passe pas uniquement par les parcs. Il faut aussi savoir mettre en valeur les espaces naturels autour de la montagne et protéger les espaces en danger, comme l’ancien collège Marianopolis.»

Le refus du cimetière Notre-Dame-des-Neiges de déplacer ou de fermer son dépôt technique, là où s’entassent des agrégats, de la terre et de l’équipement lourd, a également déçu certains membres de la Table de concertation du mont Royal.

«On est passé à côté du problème, a jugé Alain Tremblay, directeur de l’Écomusée de l’au-delà. La partie la plus élevée du sommet, qui est présentement utilisée comme dépotoir par le cimetière, n’est pas protégée. On ne s’est pas occupé de la partie où il y avait un gain à faire.»

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