Louise Harel promet d'annuler le corridor Dalhousie
Jugeant que le projet de corridor réservé aux autobus en provenance de la Rive-Sud et de l’Île-des-SÅ“urs sur la rue Dalhousie comporte un coût trop élevé sur les plans social, économique et culturel, la candidate à la mairie de Montréal, Louise Harel, a promis qu’elle l’annulerait advenant son élection le 1er novembre.
Ce projet, partie intégrante du plan de réaménagement de l’autoroute Bonaventure présenté en juin par la Société du Havre de Montréal (SHM), prévoit que les quelque 1 400 autobus qui entrent quotidiennement au centre-ville par le secteur Bonaventure seront confinés à la rue Dalhousie, située à l’ouest du viaduc du CN qui longe l’autoroute.
Ce corridor d’autobus, dont l’aménagement devrait coûter quelque 86 M$, a été conçu pour permettre aux voyageurs d’atteindre plus rapidement le terminus, selon Isabelle Hudon, présidente du conseil d’administration de la SHM.
Mais pour la chef de Vision Montréal et son candidat dans le district de Notre-Dame-de-Grâce, David Hanna, la proposition n’est pas recevable.
«Nous ne sommes pas contre le projet de réaménagement de l’autoroute, qui est très intéressant, a expliqué M. Hanna. Ce que nous rejetons, c’est le corridor, qui impliquerait d’importantes dépenses, qui mettrait en péril certains bâtiments patrimoniaux, qui ne serait pas sécuritaire pour les automobilistes qui auraient à le traverser et qui nuirait à la qualité de vie des résidants du secteur.»
Lavallée parle de méconnaissance
André Lavallée, responsable du transport à la Ville de Montréal, a évoqué la méconnaissance du dossier dont souffrirait Louise Harel pour expliquer son rejet du corridor Dalhousie.
«Le statu quo est impossible, a précisé d’emblée M. Lavallée. Ce que nous proposons, c’est un corridor situé dans un secteur complètement déstructuré qui aurait pour effet d’améliorer le transit à Montréal. La Société du Havre a étudié sept scénarios, et le corridor Dalhousie est la meilleure solution.»
Le comité exécutif est à ce point convaincu de la pertinence du corridor qu’il a donné le feu vert à son inclusion dans la première phase des travaux de réaménagement de l’autoroute Bonaventure le 17 septembre. La Société du Havre a ainsi obtenu un budget de 2,6 M$ afin de préparer, d’ici 18 mois, les plans et devis du corridor.
Au moment de mettre sous presse, ni la Société du Havre ni l’Agence métropolitaine de transport (AMT), de laquelle relève le projet, n’avait répondu aux appels de Métro.