Projet du 1 420 Mont-Royal: Louise Harel veut modifier la Charte de Montréal
Louise Harel a dressé un bilan peu flatteur de l’administration du maire Gérald Tremblay, qui fêtait mercredi ses 100 premiers jours au pouvoir. Particulièrement critique de la gestion du maire dans le dossier de la vente de l’ancien couvent du 1 420 Mont-Royal, la chef de l’opposition officielle a ouvert la porte à une modification de la Charte de la Ville de Montréal afin d’empêcher tout changement de zonage sur le mont Royal.
Selon Louise Harel, le maire a manqué de leadership en choisissant de laisser le nouveau recteur de l’Université de Montréal décider du zonage qui doit s’appliquer à l’ancien couvent. «Nous voulons nous assurer que la Charte de Montréal contienne une interdiction de changement de zonage pour le mont Royal. De cette façon, la montagne serait protégée
à tout jamais, a indiqué Mme Harel.
Il ne faut pas que le mont Royal devienne un deuxième Beverly Hills et croule sous les condos de luxe.» Une modification de la Charte de Montréal devrait passer par Québec avant d’être entérinée. Étant donné le statut minoritaire de son parti, Louise Harel entend solliciter l’appui de la population afin de parvenir à ses fins.
«Les citoyens peuvent faire la différence, a-t-elle affirmé. Ce n’est pas pour rien que la mairesse d’Outremont, l’arrondissement dans lequel est situé l’ancien couvent, s’est abstenue de voter [mardi]. Notre victoire dépendra de l’opinion publique.»
Référendum
La chef de l’opposition officielle a dit souhaiter que le sursis dont pourront profiter les citoyens ait pour effet de galvaniser les troupes. Selon le calendrier préparé par le parti du maire Tremblay, le deuxième vote sur le changement de zonage aura lieu le 22 mars.
Advenant son adoption, les citoyens pourraient déposer des demandes d’approbation référendaire à compter du 27 mars. Il suffirait alors que 12 citoyens fassent une telle demande pour que le processus soit enclenché. «Le référendum pourrait permettre aux citoyens de se prononcer sur le changement de zonage, a expliqué Mme Harel. Si le changement est rejeté par une majorité de citoyens, le maire est tenu de respecter cette décision.»