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Transport en commun: La ministre Boulet réclame plus d'argent

L’achalandage du transport en commun a bondi de 15 % dans la région métropolitaine de 2003 à 2008, indique la dernière enquête Origine-Destination menée par l’Agence métropolitaine de transport (AMT). Pour que cette lancée se poursuive, il faut investir, clame la ministre des Transports, Julie Boulet.

«J’ai besoin d’argent pour financer le transport en commun. Peu importe d’où il vient, ça nous prend du financement», a affirmé hier la ministre, lors du dévoilement des résultats préliminaires de l’enquête. Le gouvernement du Québec injectera cette année près de 1 G$ dans le transport en commun pour la région métropolitaine.

Bon pour l’environnement
Qui plus est, si Québec veut atteindre son objectif de réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre de la province sous le niveau de 1990 d’ici 2020, il doit investir dans les transports en commun, a fait savoir Mme Boulet. «Le secteur des transports est responsable de 40 % des émissions de gaz à effet de serre, a-t-elle mentionné. Si on veut avoir – 20 % quelque part, il va falloir toucher au secteur des transports et aux transports collectifs de façon importante.»

La ministre des Transports n’était pas en mesure de dire si la taxe d’accise dédiée au transport en commun que réclament les municipalités métropolitaines sera comprise dans le prochain
budget du gouvernement.

Faits saillants de l’enquête Origine-Destination de l’AMT

De 2003 à 2008, l’achalandage des transports en commun a bondi de 15 % dans la région métropolitaine. Les trains de banlieue, le métro et les autobus des sociétés de transport ont attiré 58 000 usagers de plus en 2008 qu’en 2003. Les couronnes nord et sud ont connu les hausses les plus significatives, avec des augmentations de 40 % et de 52 % respectivement.

Les déplacements automobiles ont connu une baisse de 1 % de 2003 à 2008. Cela représente 15 000 déplacements en voiture de moins. Pendant la même période, la quantité de véhicules automobiles possédés par les ménages a bondi de 10 %. Cette hausse est due à l’accroissement de la richesse des femmes, selon Daniel Bergeron, de l’AMT. «Cette augmentation très forte s’explique par une évolution socio-économique de la population plutôt que par un besoin de déplacement», a-t-il dit.

À l’heure de pointe du matin, deux usagers en transports en commun sur trois se dirigent vers le centre-ville. «C’est une quantité remarquable pour une région comme la nôtre», a souligné Daniel Bergeron, de l’AMT. La popularité des transports en commun a considérablement augmenté de 2003 à 2008. Ses parts de marché ont atteint 25 %. «Les efforts qui ont été faits pour le développement des réseaux de transport en commun à l’échelle de la région ont eu des impacts particulièrement importants», a précisé M. Bergeron.

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