Fin de la CAM au métro Longueuil: Une décision odieuse, selon Transport 2000
L’organisme de défense des droits des usagers du transport en commun, Transport 2000, juge «odieuse» la décision du maire de Montréal et de la Société de transport de Montréal (STM) de bannir la CAM au métro Longueuil le 1er juillet prochain. «On frappe les usagers du transport en commun qui viennent à Montréal et qui sont beaucoup plus nombreux que ceux qui en sortent, a réagi le directeur général de l’organisme, Normand Parisien. C’est discriminatoire.»
En imposant la TRAM 3, vendue au coût de 111 $ par mois, à tous les usagers de Longueuil, le maire de Montréal veut mettre fin à une dispute qui l’opposait à la Ville de Laval. Depuis 2009, le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, refuse de payer sa quote-part à la STM pour l’exploitation du métro en raison des disparités tarifaires.
Présentement, les Longueuillois qui utilisent seulement le métro doivent débourser 70 $ par mois, contre 111 $ pour les Lavallois. La mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, a dit qu’elle suspendait, elle aussi, le paiement de la quote-part due à la STM. «Les tarifs devraient être partout les mêmes, fait valoir M. Parisien. On ne devrait pas découper le métro par zones.»
Pour régler le conflit tarifaire entre Laval et Montréal, il aurait fallu que la CAM, qui coûte 70 $, soit acceptée dans les stations de métro de Laval, selon Transport 2000.
Oppositions locales
«Cette crise ne fait qu’attiser les oppositions locales et braquer les citoyens les uns contre les autres», a ajouté le directeur de Transport 2000. Celui-ci a vu juste puisque Projet Montréal demande au maire de Montréal et à la STM de réduire le nombre de rames qui se rendent à Laval et à Longueuil de moitié tant que les deux villes ne paieront pas leur quote-part.
«Les Montréalais paient une part très importante des frais d’opération du métro dans son ensemble, et ce sont eux qui subissent les conséquences de la saturation du métro sur la ligne orange, a indiqué par communiqué le conseiller Alex Norris. Chaque matin sur le Plateau, nos citoyens se butent à des métros pleins à craquer alors qu’eux paient leur part!» Métro a tenté de joindre le bureau de la ministre des Transports Julie Boulet pour savoir si elle comptait intervenir, mais son attaché de presse n’a pas retourné nos appels.