Montréal

Conflit au Journal de Montréal: Tant qu'il y a de l'espoir…

Le conflit de travail opposant Quebecor et ses employés du Journal de Montréal dure depuis près de 11 mois. Bien que les négociations soient au point mort, le président du Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal, Raynald Leblanc, espère qu’une entente sera conclue au cours de la prochaine année. «J’ai toujours espoir, a-t-il dit en entrevue à Métro. Tout ce qu’on fait, c’est dans l’espoir de revenir négocier. On veut retrouver nos emplois, mais pas à n’importe quel prix.»

Depuis le 24 janvier 2009, Quebecor et ses employés se déchirent sur la place publique. Le premier veut entre autres abolir des postes à la rédaction et aux petites annonces, revoir les conditions de travail et favoriser les échanges d’information entre ses différents médias. De son côté, le syndicat veut préserver les acquis des travailleurs.

Plus le conflit perdure, plus des syndiqués songent à ne pas retourner travailler au Journal de Montréal. «Il y a des jeunes journalistes, entre autres, qui se disent « c’est pas pour cela que j’ai étudié », « c’est pas pour cela que je veux faire de l’information », « c’est pas comme cela que je veux travailler »», a rapporté M. Leblanc. En plus, certains travailleurs pourraient précipiter leur départ à la retraite, alors que d’autres ont déjà accepté un emploi ailleurs.

Retour au travail?
Si le conflit se règle, les syndiqués du Journal de Montréal retrouveront ces patrons auxquels ils s’opposent aujourd’hui. «J’ai plus peur [de retourner travailler] que d’aller négocier, a admis le chef syndical. Ça fait partie de mes cauchemars.» En attendant, les travailleurs en lock-out du Journal de Montréal demeurent solidaires à l’aube du premier anniversaire du conflit de travail. L’ambiance est conviviale dans les locaux de RueFrontenac.com, le média des syndiqués. «C’est extraordinaire et même exceptionnel, a mentionné Raynald Leblanc. Les spécialistes nous disent que ce qu’on vit là, c’est très rare, qu’il faut en profiter. Ça fait déjà 11 mois, et les
gens sont toujours aussi motivés.»

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