La FTQ appelle au boycott de Shell vendredi
La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) a lancé un appel au boycott de Shell lundi, à la suite de l’annonce de la conversion de la raffinerie Shell de Montréal-est. Le syndicat a voté en faveur d’un boycott ce vendredi. Cette première action est qualifiée de «coup de semonce».
«Ce n’est pas vrai que nous allons laisser une multinationale mettre 800 familles à la rue, sans compter les 3 500 emplois indirects qu’elle génère, sans réagir, a déclaré le président de la FTQ, Michel Arsenault. S’il le faut, la FTQ fera appel à la solidarité des autres organisations syndicales du Canada.»
M. Arsenault a également envoyé une lettre au président de Shell International, Mark Williams. Le chef syndical a déploré le fait qu’aucune véritable négociation n’a eu lieu entre l’entreprise et les acheteurs potentiels.
Parallèlement, les négociations entre Shell et l’un des acheteurs potentiels seraient relancées, selon ce que révélait lundi Radio-Canada. La Chambre de commerce de l’Est de Montréal avait organisé une réunion qui devait se tenir mardi avec la communauté d’affaires de l’Est de Montréal. L’offre de l’acheteur, qui est identifié comme un «un important consortium industriel canadien», devait alors être présentée.
La réunion a toutefois été annulée «pour ne pas mettre en péril les négociations», a expliqué Ahmed Galipeau, un relationniste retenu par l’acheteur.