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L’opposition lavalloise réclame la tête d’Alexandre Duplessis

L’opposition lavalloise réclame la démission du maire intérimaire, Alexandre Duplessis.

«Il a complètement perdu la confiance des Lavallois, a dénoncé le président du Mouvement lavallois, David De Cotis. Il devrait s’excuser aux Lavallois.»

«Il manque totalement de jugement, a dit pour sa part le chef du Parti au service des citoyens, Robert Bordeleau. Pour le bien-être des citoyens, il devrait démissionner.» Il a ajouté que, puisque la Ville de Laval est présentement sous tutelle, les élus lavallois n’ont aucune utilité.

Radio-Canada a rapporté jeudi que le maire intérimaire de Laval avait eu recours à des services de prostituée. Deux femmes se seraient présentées à son chalet le 14 juin dernier. M. Duplessis les aurait renvoyées lorsqu’il a constaté que l’une d’elles l’avait reconnu. Il aurait refusé de les payer, malgré l’insistance des deux femmes. Le maire a finalement porté plainte à la Sûreté du Québec en se disant victime d’extorsion. Une enquête est en cours.

Le maire de Laval, Alexandre Duplessis, a affirmé vendredi matin qu’il n’a jamais sollicité de service sexuel.

«Je n’ai jamais rien reçu à caractère sexuel. J’ai été victime d’une tentative d’extorsion», a-t-il affirmé lors d’un bref point de presse à l’hôtel de ville de Laval. Il a indiqué qu’il entendait demeurer à la tête de la Ville de Laval.

David De Cotis et Robert Bordeleau ne croient pas la version des faits d’Alexandre Duplessis. «On dirait que c’est juste lui qui possède la vérité, a dit M. Bordeleau. Tout le monde dans son entourage ment selon lui.»

Plusieurs scandales ont touché la Ville de Laval au cours des derniers mois. L’ex-maire, Gilles Vaillancourt, ainsi que les anciens fonctionnaires Claude Asselin et Claude Deguise ont été arrêtés par l’Unité permanente anticollusion et ont été accusés de gangstérisme.

Il a aussi été démontré devant la commission Charbonneau que les élus du conseil municipal, dont l’actuel maire Duplessis, ont servi de prêt-noms pour financer le défunt parti PRO des Lavallois. Le gouvernement du Québec a par la suite décidé de mettre la Ville de Laval sous tutelle.

David De Cotis a dit espérer une transition tranquille d’ici les prochaines élections municipales, mais il croit que ce sera difficile en présence d’Alexandre Duplessis. Tout comme M. Bordeleau, il s’attend à d’autres révélations scandaleuses concernant Laval d’ici le 3 novembre et possiblement à de nouvelles arrestations.

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