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Lignes de métro: la STM cherche des partenaires

D’ici Noël, un appel d’offres invitant des entreprises à associer leur nom à une ligne de métro sera publié. La Société de transport de Montréal (STM) veut ainsi augmenter ses revenus commerciaux, mais pas à n’importe quel prix. «On ne change pas le nom des stations et on ne change pas le nom des lignes», a insisté mardi le directeur général de la STM, Yves Devin, lors d’une rencontre de presse.

Les entreprises recherchées devront démontrer qu’elles sont socialement responsables et qu’elles sont en faveur du développement durable. Elles seront appelées à promouvoir le transport en commun tant auprès de leur clientèle que de leurs employés. Déjà, la STM a exclu les concessionnaires automobiles et les restaurants de fast-food. Pour faire monter les enchères, elle veut aussi éviter que deux entreprises de la même industrie – Rogers et Bell par exemple – deviennent des partenaires.

Un comité de sélection, formé de deux représentants des sociétés en commandite de la STM, Transgesco et Métrocom, ainsi que de deux professeurs de niveau universitaire en marketing, choisiront les entreprises partenaires. Ils baseront leur choix sur le prix que les entreprises offriront ainsi que sur le logo et les couleurs qu’elles présenteront. «On s’est accordé un droit de regard absolu sur la visibilité qui sera accordée aux partenaires», a mentionné M. Devin. Il a expliqué que la mention des partenariats dans l’affichage de la STM sera «discrète» et qu’elle ne dénaturera pas les stations de métro.

Pas question de laisser les partenaires faire ce qu’ils veulent dans le métro, a dit le directeur général de la STM. Les modifications à l’affichage devront être entérinées par les conseils d’administration de la STM et de Trangesco. La STM a une idée des revenus qui pourraient être engrangés par ces partenariats, mais elle s’est bien gardée de la dévoiler puisque l’appel d’offres sera lancé sous peu. Elle a toutefois indiqué que les revenus générés seront, entre autres, consacrés au financement et à l’entretien des nouvelles technologies de l’information.

Beaucoup de projets
D’ici 2015, la STM veut que ses revenus commerciaux atteignent 40 M$. En 2009, ils se chiffraient à 17 M$, ce qui représente à peine 1% de son budget. Plusieurs projets sont sur la planche à dessin de la STM :

  • Des écrans qui diffusent de l’information destinée aux usagers attendant sur les quais devraient être installés dans les 68 stations de métro d’ici cinq ans. L’an passé, la société en commandite de la STM, Métrovision, a vendu pour 3 M$ de publicités. Depuis mai dernier, 15 stations sont dotées de ces écrans.

  • D’ici trois ans, la STM aimerait que les téléphones cellulaires de ses usagers puissent fonctionner dans toutes les stations de métro. Elle est sur le point de conclure une entente avec un intégrateur technologique, ExteNet, qui déboursera près de 50 M$ pour installer les infrastructures nécessaires. Pour permettre à leurs clients d’utiliser leur téléphone dans les tunnels, les entreprises de téléphonie cellulaire devront verser des redevances à ExteNet, qui engrangera des profits. Ceux-ci seront partagés avec la STM.

  • La STM étudie la possibilité de bâtir des édifices au-dessus de ses stations de métro. Elle vise entre autres la station de métro Jean-Drapeau, sur laquelle pourraient être construits d’ici 2017 un musée du transport en commun et des bureaux pour la Société du parc Jean-Drapeau, la Formule 1 et même pour la STM.

  • Les publicités affichées dans les stations de métro pourraient devenir plus dynamiques dès le mois de mai prochain. La STM aimerait mettre en place de nouveaux supports publicitaires qui permettraient de modifier les publicités selon l’heure de la journée et générer davantage de profits.

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