La piétonnisation de la rue Sainte-Catherine: Des résidants mécontents
Les résidants de l’arrondissement de Ville-Marie remettent en question leur appui au projet de piétonnisation de la rue Sainte-Catherine à quelques jours de sa réouverture complète. «Les résidants se demandent s’il ne faudrait pas arrêter cela parce certains irritants ne sont pas corrigés», a rapporté le président de l’Association des résidants des Faubourgs, Rolland Vallée.
Depuis que la rue Sainte-Catherine est devenue piétonne, le 26 mai dernier, les résidants du Village ont constaté que plusieurs prostitués, revendeurs de drogue et sans-abris convergent vers leur quartier. Des bars et des restaurants font également fi du règlement sur le bruit, ce qui exaspère les résidants.
«Il manque de surveillance policière, a indiqué Rolland Vallée. L’arrondissement semble ne plus vouloir écouter les résidants» La piétonnisation de la rue Sainte-Catherine est une idée de la Société de développement commercial (SDC) du Village. Celle-ci met de l’avant projet conjointement avec l’Association des résidants des Faubourgs et l’arrondissement.
Depuis le début de l’été, les bureaux d’Accès Montréal ont reçu huit commentaires sur la piétonnisation de la rue Sainte-Catherine. Le porte-parole de l’arrondissement Ville-Marie, Jacques-Alain Lavallé, a laissé entendre que c’est très peu compte tenu de la durée de la piétonnisation qui s’étend cet été sur 111 jours.
«En général, les gens sont très contents», a dit M. Lavallée. Ce dernier a indiqué que l’arrondissement travaille à apporter des ajustements, notamment en ce qui concerne la circulation.
Commerçants
- Les commerçants de la rue Sainte-Catherine voient d’un bon Å“il la piétonnisation. «Si ce n’était pas rentable, on ne le ferait pas», a insisté le directeur général de la SDC du Village, Bernard Plante.
- Toutefois, le magasin de tissus Goodman annonce sa fermeture prochaine. Son chiffre d’affaires a chuté de 50 % pendant l’été, selon Stephen Goodman. À son avis les commerces de détail sont désavantagés puisqu’ils ne peuvent pas exposer leurs produits sur les trottoirs