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Les mÅ“urs des cyclistes et des piétons scrutées

Les habitudes de déplacement des Montréalais pourraient être scrutées à la loupe d’ici quelques mois par le Laboratoire de sécurité mobile pour le transport non motorisé. Luis Miranda-Moreno, pro­­fesseur de génie civil à l’Université McGill et fondateur du Laboratoire, espère être en mesure d’installer des caméras, des senseurs et un système de repérage fondé sur le positionnement global (GSP) dans certains endroits- clés de la métropole dès cet été.

Ces outils permettront au laboratoire de re­cueillir des données sur les piétons, les cyclistes et les automobilistes à chaque saison pendant plusieurs mois ou plusieurs années. «Ça nous permettra de suivre l’évolution de la mobilité, a expliqué Luis Miranda-Moreno. Les données recueillies nous permettront aussi d’étudier les endroits où les accidents se produisent le plus régulièrement et de proposer des solutions comme de nouveaux aménagements ou une meilleure synchronisation des feux de circulation.»

Le Laboratoire de sécurité mobile cherchera également à évaluer l’impact que peut avoir la météo sur les déplacements et à observer les effets de la construction de nouvelles infrastructures rou­tières ou cyclistes sur les habitudes des Montréalais. Les endroits où le système de surveillance sera installé n’ont pas encore été choisis, mais Luis Miranda-Moreno assure que la Ville de Montréal collabore pleinement à son projet.

L’administration municipale utilise d’ailleurs depuis trois ans des senseurs afin de compiler des données sur son réseau cyclable et de connaître l’achalandage de ses installations. «La Ville partage déjà ses données avec nous, a indiqué M. Miranda-Moreno. Nous aimerions maintenant coordonner nos efforts.» Les travaux du Laboratoire de sécurité mobile suscitent déjà l’intérêt de l’université américaine Harvard et d’autres villes. «Montréal est un cas à surveiller pour plusieurs parce qu’il s’agit d’un cas presque unique en ce qui concerne les infrastructures cyclistes qui sont offertes, a expliqué le professeur. Plusieurs villes veulent voir si ça fonctionne et souhaitent également connaître les bénéfices et les désavantages d’un tel réseau cyclable.»

Plus d’accidents

L’utilisation du vélo a augmenté de 40 % depuis 2008, selon une étude de l’Université McGill. Selon Luis Miranda-Moreno, le nombre de piétons a également crû au cours des dernières années. Ces deux hausses, alliées à une stabilisation de l’utilisation de la voiture, laissent entrevoir une hausse des accidents, selon le professeur de génie civil à l’Université McGill. «Il y a des solutions, rappelle toutefois M. Miranda-Moreno. On peut notamment tenter de réduire la circulation automobile ou réaménager les rues et les intersections de façon plus sécuritaire.»

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