CAA-Québec juge injuste et incohérente la nouvelle taxe d'immatriculation à Montréal
CAA-Québec dénonce le manque de vision de la Ville de Montréal, qui imposera dès le 1er juillet une taxe d’immatriculation supplémentaire de 45$ aux automobilistes.
«Cette nouvelle taxe est injuste et incohérente, principalement parce que les automobilistes de l’île de Montréal sont pénalisés même s’ils utilisent déjà le transport en commun», a indiqué la vice-présidente adjointe aux relations publiques et gouvernementales de CAA-Québec, Sophie Gagnon.
La Ville de Montréal a annoncé au mois de novembre, lors du dévoilement de son dernier budget, que la taxe d’immatriculation perçue par la Société de l’assurance automobile du Québec sera majorée de 45$ afin de financer des projets de transport collectif. Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a tenté de convaincre ses homologues de Laval et de Longueuil de faire de même, mais ils ont refusé.
De son côté, Vision Montréal croit que le maire devrait intensifier ses pressions pour que cette nouvelle taxe soit imposée à l’ensemble de la région métropolitaine. Selon le parti dirigé par Louise Harel, les projets de transport en commun ont une portée métropolitaine et non seulement montréalaise.
CAA-Québec craint que d’autres villes veuillent imiter la métropole en raison des besoins criants en transport en commun. L’organisme croit aussi que plusieurs automobilistes n’ont d’autres choix que d’utiliser leur voiture pour se déplacer puisque les services de transport en commun ne leur conviennent pas.
«Prélever ainsi auprès des automobilistes des montants de plus en plus variés et nombreux pour des fins multiples n’est carrément plus une solution acceptable aux problèmes de financement du transport en commun, a mentionné Mme Gagnon. La situation est devenue alarmante pour les automobilistes.»
CAA-Québec croit que le financement des projets de transport en commun doit être repensé et que la région métropolitaine doit se doter d’une vision globale en la matière. Les solutions à la pièce ne règleront pas les problèmes de mobilité, selon l’organisme.