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Les policiers de Montréal lancent un ultimatum à la Ville

Marie-Eve Shaffer - Métro

La Fraternité des policiers de Montréal veut entreprendre un blitz de
négociation avec la Ville afin de conclure un contrat de travail au plus tard le 8 juin.

«On veut s’enfermer et sortir seulement
lorsqu’il y aura une entente ou, dans le pire des scénarios, une
impasse», a expliqué vendredi le président de la Fraternité des
policiers de Montréal, Yves Francoeur.

Les pourparlers achoppent
principalement sur les clauses salariales. Les policiers de Montréal se
classent au cinquième rang des policiers les mieux payés dans la région
métropolitaine, ce qui constitue une injustice selon eux puisqu’ils font
face au tiers de la criminalité au Québec.

«On est rendu au
point où si le salaire n’est pas là, on quitte la table, a dit M.
Francoeur. Même si on négocie pendant deux semaines, deux mois ou deux
ans, ça ne changera rien.»

Les policiers veulent convenir d’un
nouveau contrat de travail avec la Ville d’ici au 8 juin sinon des
moyens de pression pourraient être exercés. Le président de la
Fraternité n’a pas voulu donner de détails à ce sujet, mais il a précisé
que les policiers manifesteront leur mécontentement sans compromettre
la sécurité des Montréalais. 

Si la Fraternité des
policiers est si pressée à signer sa prochaine convention collective,
c’est qu’elle veut éviter de devoir patienter comme la dernière fois
plus de trois ans avant d’avoir un contrat de travail. L’an passé, un
arbitre avait décidé des conditions de travail des policiers montréalais
de 2007 à 2010 à la suite de négociations difficiles avec la Ville.

Le dernier contrat de travail négocié des policiers de Montréal est
échu depuis le 31 décembre 2006.

La Ville de Montréal a indiqué qu’elle est prête à entamer un blitz de négociations avec la Fraternité des policiers afin d’éviter l’arbitrage. Elle a toutefois précisé qu’elle a un cadre financier à respecter qui s’applique à tous les employés de la Ville. Elle ne pourra pas ainsi offrir des augmentations salariales de plus de 2% par année, ni majorer la prime à la métropole que l’arbitre avait consentie l’an passé aux policiers montréalais.

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