Un été fait de hauts et de bas
Après avoir connu un mois de mai particulièrement pluvieux, les Montréalais pourraient devoir garder leur parapluie à proximité au cours de la saison estivale. Tout ne sera pas gris, assure toutefois MétéoMédia, qui a dévoilé lundi ses prévisions pour les mois de juin, juillet et août.
Un corridor de temps plus actif devrait toucher le sud du Québec au cours des prochains mois, entraînant des précipitations légèrement plus importantes que la moyenne saisonnière. Cela ne signifie pas pour autant que l’été sera gris.
«C’est sûr qu’il y aura des journées plus maussades, mais on va s’en tirer avec de belles journées, a assuré le météorologue Martin Bélanger. Il faudra surveiller le déplacement des systèmes météorologiques, qui devraient toucher le sud de la province, mais ça ne veut pas dire qu’on n’aura que des nuages et de la pluie à répétition. Ça peut se traduire par de belles journées sèches suivies de périodes d’averses ou d’orages.»
Pour l’instant, rien n’indique que des précipitations extrêmes s’abattront sur la région métropolitaine, contrairement à l’été 2010, qui s’est avéré le troisième été le plus pluvieux de l’histoire, principalement en raison de forts orages.
Au niveau du mercure, la métropole devrait s’en tirer avec des températures près des normales de saison. Par contre, comme partout au Québec, une alternance de «températures chaudes et fraîches, parfois un peu plus prononcées qu’habituellement» est attendue.
«On vivra des hauts et des bas», a résumé M. Bélanger.
La prochaine semaine devrait toutefois sourire aux Montréalais. Environnement Canada prévoit du soleil ou une alternance de soleil et de nuages et des températures estivales jusqu’à dimanche.
Printemps pluvieux
Le mois de mai a été particulièrement maussade dans la région métropolitaine. En date de lundi, 145 mm de pluie étaient tombés sur Montréal. En moyenne, il n’en tombe que 76 mm. Le record de 1945, alors que 175 mm de pluie étaient tombés, n’a toutefois pas été battu.
«Ce qui est plus inhabituel, c’est qu’entre le 1er mars et le 30 mai, 400 mm de pluie sont tombés sur la région métropolitaine, a indiqué le météorologue de MétéoMédia, Martin Bélanger. Le précédent record datait de 1983, alors que 346 mm d’eau étaient tombés, sous forme de pluie ou de neige.»
Ce printemps pluvieux s’expliquerait pas la trajectoire du courant jet, qui a fait en sorte que les dépressions se sont déplacées vers le Québec, a précisé M. Bélanger. Puisque ces dépressions étaient gorgées d’humidité, la région métropolitaine a reçu beaucoup de pluie.