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L'agrile du frêne découvert au Jardin botanique

La liste du nombre de sites infectés par l’agrile du frêne s’allonge. Cet insecte ravageur exotique, qui met en péril les dizaines de milliers de frênes de la métropole, a été retrouvé récemment au Jardin botanique et possiblement au coin des rues Sainte-Catherine et Cuvillier.

«La bonne nouvelle, c’est qu’à chaque découverte, il y avait peu de frênes infectés aux alentours. Mais il faut agir. En intervenant tôt on peut prendre des mesures pour limiter les dégâts», indique Alan DeSousa, l’élu responsable de l’environnement à la Ville.

Depuis la découverte de l’insecte à Montréal en juillet, on dénombre au moins cinq cas d’infestation, dans trois arrondissements différents, pour un total de dix arbres touchés. Ces découvertes ont notamment été permises par l’installation de pièges dans tous les arrondissements qui devaient aussi chacun inspecter 200 frênes d’ici la fin octobre.

Il y a trois semaines, une conférence réservée aux arboriculteurs de la ville avait permis de faire le point. À l’époque, on dénombrait quatre sites infestés. Malgré des résultats encore préliminaires, le fonctionnaire chargé de la présentation avait évalué que la ville était encore peu touchée, mais qu’elle n’avait probablement que deux ans devant elle avant que l’insecte, capable de pondre 90 œufs par année, ne prolifère de façon exponentielle.

Parmi les actions annoncées : la création probable d’une zone réglementée, des abattages sélectifs et l’utilisation de pesticides. Si Montréal devait perdre la bataille de l’agrile, à l’instar de Détroit, elle pourrait perdre ses 105 000 frênes publics en quinze ans, sans compter les nombreux frênes présents sur le domaine privé qui n’ont pas été recensés.

Comme beaucoup de ces arbres ont été plantés il y a 60 ans pour remplacer les quelques 30 000 arbres touchés par la maladie hollandaise de l’orme, plusieurs quartiers disposent de rues entières bordées de frênes. Leur perte pourrait alors déplumer plusieurs quartiers de leurs arbres matures et occasionner une diminution de la valeur des propriétés allant de 1 à 15%.

Les citoyens suspectant la présence de l’insecte dans un frêne sont invités à composer le 311.

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