Radars photo: le maire hausse le ton contre Québec
Le Maire de Montréal a mis son poing sur la table mercredi et a accusé Québec de ne pas comprendre la réalité de la métropole.
S’appuyant sur l’exemple du projet de loi sur l’installation de radars photo Gérald Tremblay a déclaré que le gouvernement devait cesser «d’infantiliser le monde municipal».
M. Tremblay a expliqué les raisons pour lesquelles Montréal était exclue de la deuxième phase de déploiement de radars dans le cadre du projet pilote du ministère des Transports, annoncé mercredi.
Déjà en 2009, 15 appareils (radars photo et des caméras aux feux rouges) avaient été installés à Montréal, en Montérégie, dans la région des Chaudières Appalaches.
«Nous sommes favorables aux radars photo à condition que cela soit réellement adapté à la réalité montréalaise», a affirmé le maire.
La Ville voudrait décider des emplacements des appareils, une responsabilité qui revient au ministre des Transports dans le cadre du projet-pilote.
De grosses sommes d’argent sont en jeux dans ce dossier. L’argent généré par les contraventions des radars est collecté par Québec qui le redistribue aux municipalités, à conditions que ces dernières investissent dans la sécurité routière.
«On veut que tous les revenus générés à Montréal restent à Montréal et nous allons les investir dans la sécurité routière», a-t-il indiqué.
Le chef de la deuxième opposition a même appuyé le maire…à sa façon. «C’est la première fois au cours de ce troisième mandat que je vois Gérald Tremblay tenir tête, un peu, à Québec. Drôle de changement d’attitude, mais je suis bien obligé de l’appuyer puisqu’il va dans le bon sens…pour une rare fois», de dire Richard Bergeron.