La firme de gestion de projet Macogep menace Vision Montréal
Éclaboussée par le parti d’opposition Vision Montréal, l’entreprise Macogep contre attaque. L’entreprise donne jusqu’à lundi à la chef du parti, Louise Harel, pour lui présenter des excuses.
Il y a une semaine, Mme Harel, accompagnée de la mairesse de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, Chantal Rouleau, avait prétendu que l’entreprise usurpait l’identité de fonctionnaires de la ville pour rédiger en leur nom des documents administratifs internes: les sommaires décisionnels.
Lors d’un point de presse fort médiatisé, les deux politiciennes avaient lancé plusieurs autres accusations, sous-entendant notamment que les investissements stratégiques de la Ville étaient aux «mains du privé».
«Ces allégations fausses à l’égard de Macogep et de ses dirigeants auraient pu être évitées par de simples vérifications d’usage avant d’être diffusées publiquement», a déclaré mercredi le président de la firme de gestion de projet, Louis-Yves Lebeau.
Il précise que «Macogep fait des recommandations à ses clients, mais n’a jamais approuvé de sommaire décisionnel, et encore moins utilisé de prête-noms comme signataires de tel document». Dans un communiqué de presse publié dans la foulée, Vision Montréal a reconnu que son affirmation concernant les prête-noms pouvait être incorrecte, mais qu’elle se basait sur un courriel interne.
S’excusant du bout des lèvres, Vision Montréal a maintenu sa demande d’une enquête interne de la part du contrôleur général. Le parti se base notamment sur le fait que la firme Macogep disposait de trois employés travaillant dans les bureaux de la Ville, une pratique qui symbolise selon le parti, «la perte d’expertise de la Ville de Montréal dans l’évaluation de ses besoins et la gestion de ses projets».
Sans rétractation claire et limpide d’ici lundi 17h30, Macogep menace Vision Montréal de poursuites judiciaires.