Montréal accueillera un premier salon destiné aux célibataires
La région métropolitaine compterait près d’un million de célibataires, selon les données de Statistiques Canada publiées en 2009. Alors que Montréal offre depuis plusieurs années des salons destinés aux familles, aux mariés et à l’amour, personne n’avait encore mis sur pied un salon dédié aux célibataires.
Chantale Tardif, présidente des productions Vivre en solo, s’est attaquée à cette omission et présentera, du 23 au 25 novembre à la Place Bonaventure, le Salon Vivre en solo, auquel elle rêve depuis de nombreuses années. Métro s’est entretenu avec la femme d’affaires.
Comment est née l’idée du Salon Vivre en solo?
En 1991, j’ai divorcé de mon mari, avec qui j’étais depuis l’âge de 15 ans. Pour la première fois de ma vie, je me suis retrouvée célibataire. Je me suis alors demandée comment je pouvais me faire des amis célibataires. À l’époque, Facebook n’existait pas. Il y avait par contre des soupers rencontres organisés. J’ai participé à un de ces soupers et j’ai détesté ça. J’ai donc décidé de fonder un groupe de célibataires, nommé Célibaction, qui proposait des activités, de plein air notamment. J’ai fait ça pendant quelques années. En 2001, j’ai lancé le magazine Rendez-vous, qui était aussi destiné aux célibataires. Quand cette aventure a pris fin, en 2003, l’idée du Salon avait déjà germée. Je ne sais pas si je suis née avec la mission de rendre les célibataires heureux, mais c’est quelque chose qui m’a toujours tenu à cœur, même lorsque j’étais en couple. Il y a six mois, j’ai enfin trouvé un partenaire logistique qui me permettra de présenter le premier Salon Vivre en solo.
À quoi peut-on s’attendre d’un salon dédié aux célibataires?
Le Salon sera divisé en quatre grands thèmes: mode et beauté, santé et nutrition, loisir et rencontre et services personnels. Le Salon offrira une foule de renseignements sur des services et des activités conçus pour les célibataires âgés de 25 ans et plus.
Pourquoi vous limiter aux célibataires de 25 ans et plus?
Le Salon s’adresse aux gens matures, aux gens qui ont passé l’âge de rencontrer des gens à l’école ou dans des bars.
Sentez-vous que la société d’aujourd’hui met trop de côté les célibataires, que tout est prévu pour les couples?
Non, je n’ai pas ce sentiment. Il y a plein de choses qui sont offertes aux célibataires. Le problème, c’est que les gens ne le savent pas. Quand on sort d’une relation, on est parfois dépourvu, on ne sait pas toujours où regarder pour trouver des activités conçues pour les célibataires. C’est pour ça que le Salon Vivre en solo a été créé. Pour offrir un portail d’information unique.
Vous êtes-vous fixé un objectif en terme de visiteurs pour le premier salon?
Je rêve d’avoir un minimum de 5000 visiteurs. Mais l’intérêt est déjà tellement fort et avec près de un million de célibataires à Montréal, je suis sûre qu’on pourra facilement dépasser cet objectif.