Appels robotisés: accusations de part et d’autre
Le ton a monté jeudi entre la Coalition Montréal de Marcel Côté et le parti de Richard Bergeron, Projet Montréal, alors que les deux candidats à la mairie se sont mutuellement accusés de mener une campagne de salissage.
C’est M. Bergeron qui a ouvert le bal, en invitant les Montréalais à «tourner le dos à Marcel Côté» à la suite à l’admission de M. Côté, voulant que les appels robotisés illégaux provenaient de son parti.
«Si on veut emmener la démocratie québécoise et montréalaise au niveau où les Républicains aux États-Unis l’ont rabaissée, c’est un choix de société. À la population de répondre, a laissé tomber le chef de Projet Montréal. Vous voulez qu’on descende aussi bas que le Tea Party américain?»
Le directeur de campagne de Projet Montréal, Raymond Guardia, qui a été organisateur pour le Nouveau parti démocratique (NPD), a en outre comparé le stratagème de M. Côté au scandale des appels robotisés qui avait éclaboussé le Parti conservateur de Stephen Harper, après les élections fédérales de 2011.
Le principal intéressé a relancé la balle. «J’ai été très surpris des attaques de Projet Montréal, qui m’ont traité d’odieux, de non-intègre. On m’a même accusé de complot, comme si c’était un deuxième 11 septembre, a déploré Marcel Côté. Je veux une campagne de fond et d’idées, et non pas qu’on tombe dans des attaques personnelles.»
Denis Coderre, qui a appelé les deux partis au calme, a qualifié l’affaire d’appels robotisés de «dégueulasse».
«Je déplore ce genre de stratégie. On voit que ce sont de vieux partis avec de vieilles tactiques», a quant a elle fait valoir Mélanie Joly, en entrevue téléphonique.