Montréal
15:30 18 octobre 2013 | mise à jour le: 18 octobre 2013 à 15:50 temps de lecture: 3 minutes

Des «hackers» au service de l’urbanisme vert

Des «hackers» au service de l’urbanisme vert
Photo: Yves Provencher/Métro

Les organisateurs du premier ÉcoHack Montréal invitent tant les cracks en informatique que les passionnés du développement durable urbain à un «hackathon», ce samedi, à la Maison du développement durable.

Les participants disposeront d’une journée seulement pour concevoir et développer des applications qui puiseront à même les données ouvertes de la Ville de Montréal et aideront les utilisateurs à adopter des comportements verts.

«Le but, c’est qu’il y ait un mélange des cultures, affirme un des organisateurs de l’événement, Alex Aylett, chercheur en urbanisme au MIT. Les “hackers” ne connaissent pas nécessairement tous les enjeux du développement durable, même s’ils souhaitent s’impliquer. À l’inverse, les environnementalistes ne savent pas toujours utiliser les technologies informatiques. Nous espérons que ces deux groupes pourront travailler ensemble et concevoir des projets intéressants.»

Il ajoute que la pression due à l’échéancier serré stimule la créativité et la coopération.

Dans les deux semaines suivant l’ÉcoHack, le grand public sera invité à voter pour les projets les plus intéressants sur le site web de l’évènement. Des prix seront octroyés aux deux projets les plus populaires. Un prix sera aussi décerné au projet le plus populaire auprès des participants.

Bien que M. Aylett affirme qu’il y a toujours «quelques surprises» qui ressortent de ce type d’évènement, certains défis précis ont été lancés par des organismes désireux de voir des projets se matérialiser.

C’est le cas du Centre d’écologie urbaine de Montréal, qui souhaiterait que des participants développent une application permettant de répertorier sur une carte les projets de verdissement sur le territoire de la ville. L’organisme Accès fleuve voudrait aussi que soit créée une carte qui aiderait les Mont­réalais à trouver les plages qui leur sont accessibles, avec une intégration des données sur la qualité de l’eau.

«Ce qui est intéressant, c’est que les projets créés pour relever ces défis bénéficieront d’une plus grande visibilité, puisque les organismes qui ont lancé les défis les soutiendront vraisemblablement, pense Alex Aylett. Ces organismes auront alors intérêt à les promouvoir et à les développer plus
complètement.»

Les intéressés peuvent s’inscrire au www.ecohackmtl.org