Vifs échanges entre les candidats à la mairie sur le rayonnement de Montréal
Le rayonnement de Montréal sur la scène internationale a suscité de vifs échanges entre les principaux candidats à la mairie de Montréal lors d’un débat organisé par le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).
Tous ont divergé d’opinion sur le rôle du maire pour mousser l’image de la métropole à l’étranger. Le chef de la Coalition Montréal, Marcel Côté, croit que le premier magistrat doit se concentrer sur les affaires locales et se tenir loin des missions internationales. «On n’a pas besoin d’un maire commis voyageur, a-t-il lancé. Les gens qui investissent à Montréal viennent et vous ne le savez même pas. La meilleure contribution du maire au développement international de Montréal, c’est de bien gérer la Ville.»
D’après M. Côté, le rôle du maire de Montréal consiste à décider des atouts sur lesquels la Ville doit miser pour obtenir de la reconnaissance à l’étranger. La créativité et le savoir représentent les avantages de Montréal sur la scène internationale, a indiqué le chef de la Coalition Montréal.
Son adversaire, Denis Coderre, croit au contraire au «rôle protocolaire» du maire Montréal. S’il obtient la faveur des Montréalais le 3 novembre, il prévoit prendre en charge tous les dossiers d’ordre international et travailler avec les différents partenaires institutionnels. «Ce qu’on a besoin, c’est de créer un environnement propice à l’investissement», a-t-il dit. Il souhaite également augmenter les sièges sociaux à Montréal et attirer des événements mondiaux, tels que des matchs de la Coupe du monde de la Fédération internationale de Football Association (FIFA).
Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, veut aussi être un bon ambassadeur de la métropole à l’étranger s’il est élu, mais il veut surtout relever «l’attractivité» de la ville. Cela passe selon lui par les grands projets qu’ils proposent, soit l’entrée maritime et le retour du tramway. «Je suis ébahi par notre capacité de faire il y a une quarantaine d’année, a dit M. Bergeron. Je n’accepte pas cette idée voulant qu’on ne puisse plus être ambitieux pour notre ville.»
Pour Mélanie Joly, le prochain maire de Montréal doit être responsable de développer des relations d’affaires à l’étranger. Elle s’est décrite comme une «bonne vendeuse» et elle s’est dite capable «de bien s’entourer». Elle veut trouver des personnes d’expérience – comme Marcel Côté, a-t-elle donné comme exemple – pour l’aider dans cette mission. Mme Joly veut aussi améliorer le climat d’investissement en faisant de Montréal une ville plus transparente.
L’intégration des immigrations a aussi été un enjeu abordé par les principaux candidats à la mairie de Montréal devant le CORIM.
- Richard Bergeron aimerait faire de la diversité culturelle un critère d’attribution des contrats pour encourager les petites et moyennes entreprises.
- Denis Coderre entend faire des pressions pour que les titres de profession des nouveaux arrivants soient reconnus à Montréal et aider les travailleurs à s’intégrer.
- Marcel Côté compte aider les nouveaux arrivants de trouver de meilleurs logements. Il veut aussi adopter un programme de discrimination positive pour que davantage de représentants des communautés culturelles trouvent une place dans la fonction publique.
- Mélanie Joly veut aménager des bureaux de promotion de Montréal dans les universités. Ils auraient comme mission d’encourager les étudiants étrangers à demeurer dans la métropole après leurs études.