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Vandalisme à Hochelaga-Maisonneuve: les élus se mobilisent

Photo: Yves Provencher/Métro

Les élus, les commerçants et des groupes communautaires d’Hochelaga-Maisonneuve reconnaissent qu’il y a des effets pervers à la revitalisation de l’arrondissement.

Ils condamnent toutefois les gestes de vandalisme posés la semaine dernière contre quatre commerces du quartier. «Ce n’est pas un moyen d’engager le dialogue sur des problématiques existantes», a averti le maire de l’arrondissement, Réal Ménard.

On mise plutôt sur la création d’un comité de travail chargé d’identifier les problèmes et de trouver des solutions concrètes.

«Nous sommes contre la spéculation immobilière menant à l’exclusion; nous sommes contre les hausses des loyers abusives; nous sommes contre tous ceux qui tentent de chasser des citoyens de notre quartier», peut-on lire dans la déclaration commune, intitulée «Unis pour Hochelaga-Maisonneuve», signée par les élus de tous les paliers de gouvernement, la Corporation de développement de l’Est, la Société de développement commercial Promenades Hochelaga-Maisonneuve et la Table de Quartier Hochelaga-Maisonneuve.

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Les initiateurs du nouveau comité souhaitent documenter les hausses de loyers et d’autres effets négatifs du renouveau du quartier. «Des gens transforment des immeubles en condos sans suivre les règles du jeu, a souligné Carole Poirier, députée d’Hochelaga-Maisonneuve. Cette transformation enlève des logements familiaux du marché locatif.»

«On se retrouve avec un parc immobilier déséquilibré et ça force des gens moins bien nantis à quitter le quartier, a poursuivi Didier Fleury, directeur de la Corporation de développement de l’Est. Quand on aura un meilleur portrait de la situation, on sera capable de prendre des mesures. Est-ce que ça passe par des ajustements règlementaires? On ne sais pas encore.»

Jonathan Aspireault-Massé, coordonnateur du Comité Bails Hochelaga-Maisonneuve, préfère parler de gentrification que de revitalisation. Selon lui, l’arrivée de citoyens mieux nantis et de commerces leur étant destinés amène aussi son lot de problèmes. «On a des commerces de moins en moins abordables, estime M. Aspireault-Massé. Les nouveaux propriétaires de locaux font augmenter les loyers, ce qui étouffe les commerces les plus ancestraux.»

Rappelons que les vitres de quatre commerçants ont été fracassées par des briques la semaine dernière. Un message attaché après l’un d’elle traitait les propriétaires de «collaborateurs de la gentrification» et invitait ces derniers à quitter le quartier. Au printemps dernier, deux façades de commerces d’Hochelaga-Maisonneuve avaient également été éclaboussées de peinture, apparemment pour des raisons similaires.

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