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Bilan des interventions policières auprès de personnes en crise

Photo: Archives Métro

Une équipe mixte composée de policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et d’intervenants sociaux a effectué 2091 interventions auprès de personnes mentalement perturbées depuis sa création en 2012.

Le SPVM faisait jeudi le premier bilan des activités des unités spécialisées mises en place  avec le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) Jeanne-Mance.

Jason Champagne, directeur des programmes spécifiques au CSSS Jeanne-Mance, considère que toutes ces interventions ont permis de soigner des personnes supplémentaires. «On intervient avec les policiers auprès de gens en crise qui ne se seraient probablement pas déplacés par eux-mêmes dans un centre de santé», a affirmé M. Champagne.

L’Équipe de soutien aux urgences psychosociales (ÉSUP) est sur le terrain tous les soirs à Montréal. Elle répond en moyenne à trois ou quatre cas complexes par soir. Lorsque l’équipe est appelée auprès d’une personne en crise, les policiers assurent la sécurité des lieux et analysent la situation du point de vue de l’intervention policière, alors que les intervenants sociaux évaluent l’état de santé mentale de la personne et conseillent les policiers sur la meilleure façon de réagir.

«Quand j’ai patrouillé avec eux, on est intervenu en soutien à une autre voiture de police suite à l’appel d’une personne qui sentait que l’état psychologique de son ami se détériorait, a raconté Marc Parent, directeur du SPVM. La personne était en psychose avancée, on a dû la calmer, elle a finit par obtempérer mais on a dû la sortir avec la chaise de contention et l’amener au centre hospitalier.»

Le SPVM et le CSSS aimeraient étendre le service de l’ÉSUP pour qu’elle soit disponible 24h sur 24, dans la mesure où les ressources seront disponibles.

Une autre unité est aussi en place depuis 2009 en collaboration avec le CSSS Jeanne-Mance, soit l’Équipe mobile de référence et d’intervention en itinérance (EMRII).

Ces équipes mixtes sont intéressantes et leurs services gagneraient à être étendus, estime le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), mais beaucoup de travail reste à faire pour améliorer les relations entre les sans-abris et les policiers.

«Il faut une formation plus générale pour l’ensemble des policiers», a affirmé Marjolaine Despars, coordonnatrice adjointe au RAPSIM. Elle souligne l’intervention catastrophique ayant mené au décès d’Alain Magloire en février, lors de laquelle l’ÉSUP n’avait pas pu intervenir.

Elle a aussi dénoncé le fait que de nombreux itinérants reçoivent des contraventions pour des gestes anodins.

140
Le SPVM reçoit 140 appels par jour pour des cas de personnes souffrant de problèmes de santé mentale ou en situation d’itinérance.

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