Montréal

Le RAPSIM inquiet de la Politique en itinérance

Le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) s’inquiète de la mise en oeuvre de la Politique nationale de lutte à l’itinérance.

Malgré l’adoption de cette mesure en février, les enjeux liés à l’itinérance ont une trop faible présence dans la campagne électorale, selon l’organisme. «Nous ne voulons pas que cette politique reste lettre morte. Il faut qu’un plan d’action soit adopté rapidement, peu importe la couleur du prochain gouvernement», a affirmé Marjolaine Despars, coordonnatrice adjointe du RAPSIM.

Bien que le Parti québécois (PQ) et Québec solidaire (QS) aient présenté leurs engagements en matière de lutte à l’itinérance, le RAPSIM se dit inquiet que la Coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti libéral du Québec (PLQ) «n’aient pas dit un mot sur le sujet» depuis le début de la campagne.

«Lorsque Philippe Couillard [chef du PLQ] était ministre de la Santé, il a refusé de mettre en place une politique globale en itinérance. Comprenez donc notre inquiétude», a ajouté Mme Despars, qui redoute des délais avant l’adoption d’un plan d’action.

Le PQ a, lui, ses preuves à faire s’il revient au pouvoir, précise l’intervenante. «Ils ont beau avoir promis 120M$ pour les organismes communataires, il faut que ça se concrétise et rien n’est assuré.»

Le RAPSIM souhaite que le plan d’action qui découlera de la politique en itinérance regroupe des mesures comme l’augmentation du budget alloué au logement social et le rehaussement du revenu des personnes seules.

La politique nationale de lutte à l’itinérance, qui s’articule autour de cinq axes, établit notamment qu’il est nécessaire de prévenir les situations d’itinérance en intensifiant les programmes de détection en santé mentale.

Selon Influence Communication, le thème de la pauvreté (qui inclut l’itinérance) a obtenu un poids médias de 0,12% parmi tous les thèmes de la campagne depuis le 5 mars. Seul Québec solidaire a abordé le thème ainsi que Pauline Marois lors de sa visite au journal L’Itinéraire. Toutefois, le thème de la pauvreté n’avait pas été central lors de cette visite.

 

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