Montréal

Plaza St-Hubert: projet pilote de réaménagement dès juillet

Plaza St-Hubert: projet pilote de réaménagement dès juillet
Photo: Yves Provencher/Métro

L’arrondissement Rosemont–La Petite-Patrie investira plus de 150 000$ pour la mise sur pied d’un projet pilote de réaménagement de la Plaza St-Hubert.

L’administration a alloué officiellement cette somme au projet lundi soir, au cours du conseil d’arrondissement.

La rue Saint-Hubert, entre les rues Bellechasse à Jean-Talon, sera ainsi transformée dès la mi-juillet, après la vente trottoir, en un secteur plus convivial pour les piétons.

L’artère n’offrira plus qu’une seule voie de circulation aux voitures, alors que la voie de circulation Est de la Plaza sera dès lors fermée et réservée à l’aménagement d’aires de repos et de terrasses. Du marquage au sol et des bollards délimiteront la chaussée, agrandiront la largeur des trottoirs et des secteurs de débarcadères seront également aménagés pour accommoder les commerçants et consommateurs.

«Ça diminue le bruit, augmente le sentiment de sécurité et bonifie l’expérience commerciale, a exposé à Métro le maire de Rosemont, François Croteau. Les gens vont trouver l’aménagement plus convivial pour aller se promener sur la Plaza. Ça n’aura plus l’air d’une autoroute.»

Le projet devrait s’étendre jusqu’à la fin de l’été, après quoi l’arrondissement et la Société de développement (SDC) de la Plaza St-Hubert décideront s’ils étendent la durée du projet. Toutefois, le directeur général de la SDC croit déjà que ce nouvel aménagement devrait être mis à l’épreuve «durant les quatre saisons».

Car le but de ce projet pilote est principalement de prouver à la ville centre que cet aménagement est profitable pour le secteur, et ce, avant la réalisation des travaux d’infrastructure souterraine qui doivent être faits d’ici 2015-2016.

[pullquote]

«On est même prêt comme arrondissement à payer le projet pilote pour convaincre la Ville du bien-fondé d’un projet de réaménagement de la rue», a précisé M. Croteau.

Le maire de Rosemont n’a surtout pas envie de reproduire le scénario de la rue Saint-Laurent lors des travaux achevés en 2008. «On a ouvert la rue et on l’a refaite telle quelle. À quoi ça a servi aux commerçants de perdre des mois de revenus, de vivre un calvaire de travaux, pour refaire la rue sans la bonifier?» ajoute-t-il.

Si ce projet pilote porte fruits, l’arrondissement et la SDC demanderont donc à l’administration du maire Coderre de réaménager de façon permanente la structure de la rue en fonction du projet pilote, après les travaux d’infrastructures qui exigeront d’ouvrir complètement l’asphalte.

«C’est essentiel. Si on veut favoriser le commerce de proximité, il faut que l’expérience commerciale soit agréable. Sinon, aussi bien aller dans un centre d’achats», conclut le maire Croteau.

Peu d’impact sur la circulation
Une étude réalisée en 2013 par l’arrondissement, dans la foulée des démarches en vue du projet pilote, a conclu que «l’impact [de cet aménagement] sur la circulation serait négligeable». Quelques ajustements devaient toutefois être apportés pour aider à la circulation des voitures.

«Aux intersections, à gauche et à droite, nous allons ajouter une voie de dégagement dans chacune des directions pour les automobilistes qui voudront tourner», précise le maire Croteau.

De 3 à 4 places de stationnement seront donc retirées à la fin de chaque tronçon pour permettre le virage à gauche, indique un document de l’arrondissement.

Jusqu’à maintenant, le projet pilote ne prévoit pas l’aménagement de voies cyclables. Les vélos doivent donc emprunter la piste cyclable sur la rue Boyer, mais le maire ne se dit pas fermé à l’idée d’en ajouter au cours du projet.

Pas de changement pour la marquise
Le toit de la rue Saint-Hubert, appelé la marquise, ne sera pas touché par le réaménagement de la rue. La SDC de la Plaza St-Hubert a réalisé un sondage auprès de la clientèle, des commerçants et des propriétaires en 2012 sur le sujet.

«La marquise va rester. C’est un souhait de plus de 90% de la population», a indiqué Mike Parente, directeur général de la SDC, selon les résultats de ce sondage.