Les élus réagissent à la sortie de Gérald Tremblay
L’ex-maire de Montréal, Gérald Tremblay, est sorti de son mutisme, jeudi, après plus d’un an et demi de silence depuis sa démission en novembre 2012.
L’entrevue d’une heure qu’il a accordée à Pierre Maisonneuve sur les ondes de Radio Ville-Marie n’a pas laissé indifférents des anciens collègues du conseil municipal.
Alors qu’il a expliqué longuement les raisons qui l’ont mené à faire le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle et l’implication de ses croyances religieuses dans sa vie, M. Tremblay a également laissé quelques commentaires sur son passage en politique.
«Au comité exécutif, il y avait 12 personnes et [l’une d’elles] m’a trahi», a affirmé M. Tremblay, qui dit n’avoir rien à se faire pardonner. Il soutient que la Commission Charbonneau, qui a éclaboussé certains de ses ex-collègues, permettra de révéler les raisons pour lesquelles il a dû quitter. «Un jour, justice sera rendue», a-t-il ajouté.
Joint par Métro à la suite de cette entrevue, le maire de l’arrondissement de Saint-Laurent, Alan DeSousa, qui a siégé au comité exécutif aux côtés de Gérald Tremblay, a vanté les compétences d’administrateur de l’ex-maire.
«Si effectivement il y avait des choses autour de lui qui se déroulaient, c’est fort possible qu’il n’en avait pas connaissance, mais ce n’était pas par manque de vigilance ou de diligence. C’est impossible avec autant de responsabilités qu’il puisse tout connaître, mais il a fait de son mieux», a fait valoir M. DeSousa.
Mais pour le maire de l’arrondissement du Sud-Ouest, Benoît Dorais, qui a également côtoyé M. Tremblay au conseil municipal, son comportement était ni plus ni moins que de l’aveuglement volontaire. «Les valeurs chrétiennes étaient très importantes pour lui, mais c’est comme s’il disait que si ces personnes n’agissent pas bien, elles paieront, elles s’arrangeront avec le Seigneur.»
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M. Dorais ajoute qu’en 2009, le comité exécutif avait à plusieurs reprises signalé des contrats de voirie douteux.
«Je crois qu’il a effectivement été trahit, mais il aurait dû allumer bien avant», a ajouté M. Dorais.
L’actuel maire de Montréal, Denis Coderre, n’a pas voulu commenter la sortie de son prédécesseur, jeudi. Sur les réseaux sociaux, des citations de M. Tremblay étaient rapportées, mais peu de réactions.