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Repenser Montréal, un citoyen à la fois

Soraya Elbekkali participe au Profil communication–médias citoyens de l’École d’été de l’INM. Elle couvre l’événement en tant que journaliste stagiaire pour Métro.

Qui construit la ville aujourd’hui? Les élus? Les architectes? Les urbanistes? Les citoyens, répond Claude Beaulac, directeur général de l’Ordre des urbanistes du Québec (OUQ). Invité au dîner engagé de l’École d’été de l’Institut du Nouveau Monde, il explique comment nos choix, conscients ou non, modulent la ville et décident de son avenir.

Prendre sa voiture pour aller travailler, faire ses courses dans une multinationale, jouer avec les enfants dans la ruelle: toutes ces actions transforment notre environnement et donc notre ville. Dans un processus de développement d’une ville, les élus essaient de répondre aux besoins des citoyens et les urbanistes oeuvrent à titre de conseillers auprès de ces premiers, mais le réel pouvoir demeure entre les mains des citoyens.

Pour qu’une ville se transforme de manière optimale «chacun doit comprendre que l’amélioration d’un milieu de vie dépasse son propre confort personnel. Il faut penser la ville de manière collective et non uniquement en fonction de ses propres besoins», croit Claude Beaulac. Surtout que ces besoins sont amenés à changer grandement au fil du temps et de l’histoire démographique de la ville.

À Montréal, par exemple, alors que les ménages étaient de cinq, voire six personnes il y a cinquante ans, 50% d’entre eux contiennent maintenant un adulte. Un phénomène qui peut entrainer des conséquences lourdes comme dans le cas extrême de Détroit, ville quasi-fantôme aujourd’hui. Pour contrer les effets de cette diminution de la population, il faut occuper l’espace urbain et le rendre accessible à tous. «Pas seulement pour les personnes âgées, mais pour les familles avec des jeunes enfants aussi», insiste l’urbaniste.

«Ces nouveaux facteurs favorisent peut-être la multiplication des projets citoyens. Les gens se sentent plus isolés, ils créent donc des lieux et des moments de rencontre en investissant l’espace public», avance Vanessa Compère, participante à l’École d’été. Leur prolifération et leur popularité encouragent certainement les élus à être plus à l’écoute des besoins des citoyens ce qui a pour effet de rendre la ville plus à leur image, conclut le directeur de l’OUQ.

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