Montréal

Des gilets pare-balles pour les agents de sécurité de la Ville

Des gilets pare-balles pour les agents de sécurité de la Ville
Photo: Archives MétroLa DRSP a déjà accepté de mettre à jour les études sur la santé respiratoire, suite au dépôt de la première motion le mois dernier, tel que confirmé par le docteur David Kaiser lors de l’assemblée publique sur la qualité de l’air qui s’est déroulée à Pointe-aux-Trembles le dimanche 24 mars.

Une partie des agents de sécurité de la Ville de Montréal pourront désormais porter un gilet pare-balles au travail, selon le syndicat des cols bleus de Montréal.

«Plusieurs agents» en avaient fait la demande à la Ville dans les dernières semaines, affirme Michel Parent, président des cols bleus de Montréal. Ces agents ne se sentaient pas en sécurité à la suite des événements de Saint-Jean-sur-Richelieu et d’Ottawa où des militaires ont été la cible de tireurs.

La direction du Service de sécurité de la Ville de Montréal aurait finalement accepté mardi, soutient le syndicat, de leur fournir ces gilets, mais seulement aux agents de sécurité des «bâtiments importants», soit notamment l’hôtel de ville, la cour municipale et les guérites du service de l’eau.

Selon les informations reçues par le syndicat des cols bleus, la Ville exigerait que les agents qui choisiront de porter le gilet pare-balles se départissent de leur pantalon d’armée, un des moyens de pression de leur syndicat pour protester contre le projet de loi 3.

L’employeur demanderait ainsi le retour de «l’uniforme intégral», ce qui signifie aussi que les agents ne pourront plus porter le chandail rouge de leur syndicat s’ils enfilent le gilet pare-balles. Le syndicat leur fournira tout de même un brassard à leur effigie.

Michel Parent n’était pas en mesure mardi de spécifier si cette décision s’appliquerait obligatoirement à tous les agents de sécurité des bâtiments importants de la Ville. Il estime tout de même qu’il y a de fortes chances que la Ville le décide ainsi si celle-ci prend la peine de commander ce matériel.

Toutefois, selon le maire de Montréal, Denis Coderre, il n’y aurait actuellement aucune décision ferme qui a été prise sur le port des gilets pare-balles par les agents de sécurité.