Montréal

iBus «opérationnel» en 2016

iBus «opérationnel» en 2016
Photo: (Photo: Patrick Deschamps)Autobus

Le projet iBus, qui permettra de repérer les autobus de la Société de transport de Montréal (STM) en temps réel, sera «pleinement opérationnel en 2016».

«Tout devrait alors être en place», a fait savoir mercredi le président de la STM, Philippe Schnobb, en marge d’un colloque de l’Association québécoise des transports sur les villes intelligentes.

L’implantation des technologies nécessaires aura lieu «progressivement» en 2015 dans les 1700 autobus de la STM et ses huit centres de transport. Elles permettront aux usagers du transport en commun de savoir en temps réel l’heure du prochain passage du bus grâce à une application mobile, à des bornes d’information installées à des arrêts et des stations de métro, ainsi qu’à des afficheurs dans les bus qui annonceront le prochain arrêt. Des feux de circulation intelligents réagiront à la présence des autobus à une intersection et leur permettront de poursuivre leur route plus rapidement.

«De connaître en temps réel l’état de la flotte d’autobus, ça va nous permettre de savoir rapidement si des lignes sont engorgées ou s’il y a des lignes qui sont sous-utilisées, a dit le président de la STM. On va pouvoir s’ajuster, mais on sera toujours limité par le nombre de bus.»

À l’origine, la concrétisation du projet iBus devait commencer à la fin de l’année 2014, mais sa complexité a entraîné des délais supplémentaires, a dit M. Schnobb. Ce dernier a reconnu que la STM accuse du retard par rapport à d’autres sociétés de transport, notamment celles de Laval et d’Ottawa, qui disposent déjà de la technologie intelligente.

«L’intérêt d’être rendu là, nous permet d’utiliser une technologie qui est encore plus au point, qui va nous donner beaucoup plus d’informations et qui va nous permettre d’intégrer les installations de la Ville de Montréal», a mentionné Philippe Schnobb. Il a précisé que la STM et le Centre de gestion de mobilité urbain de la Ville de Montréal collaboreront.

Le projet iBus donnera l’occasion à la STM de libérer de nouvelles données sur les horaires en temps réel de ses lignes d’autobus. Celles sur les horaires planifiés le sont déjà, ce qui permet à des développeurs de concevoir des applications mobiles.

«Ce n’est pas nous qui développerons les applications, a dit le président de la STM. Notre rôle, c’est de fournir l’information brute. Les développeurs en feront ce qu’ils veulent. Ils feront sans doute des applications encore plus flyées que ce qu’on pourrait imaginer.»

La STM n’a pas encore décidé du moment où les données sur les horaires en temps réel seront disponibles. Elle voudra d’abord s’assurer qu’elles soient très fiables.

Philippe Schnobb rêve d’une application qui fournirait des données sur le trafic routier, les chantiers de construction, les interventions d’urgence et les services de transport en commun. «L’application pourrait gérer l’information en disant à une personne que si elle avait pris les transports collectifs, elle serait arrivée 10 minutes en avance, a-t-il illustré. Ce genre de partage d’informations pourrait – on le souhaite – amener les gens à changer de comportement.»