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L’IEDM appuie le service de covoiturage commercial Uber

Photo: Archives TC Media

Le service de taxi Uber reçoit le soutien de l’Institut économique de Montréal, peut-on lire dans une note publiée vendredi par l’organisme de recherche. Toronto, au contraire, veut carrément interdire à Uber de faire affaire sur son territoire, tandis que Montréal observe avec attention la situation.

«Les nouvelles applications de covoiturage commercial comme Uber, Lyft et Sidecar ont un potentiel considérable en milieu urbain. Les temps d’attente sont réduits, les prix aussi, ça contribue à diminuer la congestion et la pollution», clame Vincent Geloso, chercheur associé à l’Institut économique de Montréal (IEDM).

La note de l’IEDM s’inspire d’une enquête de Business Insider qui a comparé Uber et le taxi dans 21 villes américaines. Uber était moins cher partout sauf à New York et à Philadelphie. «À San Francisco, le temps d’attente était inférieur à 10 minutes dans 93% des cas avec Uber et seulement dans 35% des cas avec le taxi», ajoute M. Geloso.

Ce dernier croit que les municipalités auraient tout intérêt à racheter graduellement les permis de taxi à leurs propriétaires, car ils plombent leur compétitivité. À Montréal, un permis vaut environ 200 000$.

Ce n’est pas l’avis de tous. Mardi la Ville de Toronto a déposé une injonction en Cour supérieure demandant la cessation des activités d’Uber pour cause d’activités illégales. «Uber pose des risques accrus pour les clients en raison d’un système d’assurance inadéquat, de la mauvaise formation des chauffeurs et de la non-régulation des prix», a déclaré Tracey Cook, directrice générale du Service des permis municipaux et des normes.

Calgary et Vancouver mettent elles aussi des bâtons dans les roues de l’entreprise. Ironiquement Uber a reçu l’appui du futur maire de Toronto qui doit entrer en fonction le 2 décembre. «Uber est là pour rester», a déclaré John Tory aux médias, contredisant ainsi sa fonction publique.

L’entreprise californienne, qui est présente dans 228 villes, clame régulièrement de son côté qu’elle n’a pas à demander de licence de taxi puisqu’elle se considère comme une entreprise technologique qui met en relation des chauffeurs et des clients via une application pour téléphones intelligents.

Jusqu’ici, le maire de Montréal, Denis Coderre, fervent défenseur de l’industrie du taxi, s’est toujours opposé au développement d’Uber à Montréal, mais sans entamer de poursuite contre l’entreprise. «On est toujours dans l’attente d’une rencontre avec la Ville. On veut collaborer pour participer à la création d’une règlementation, car la demande est là, des dizaines de milliers de personnes ont déjà utilisé UberX», affirme Jean-Nicolas Guillemette, porte-parole d’Uber à Montréal.

L’élu responsable des transports, Aref Salem, indique de son côté suivre avec attention les démarches entreprises dans les autres villes. «Uber ne se conforme pas à la loi en vigueur. Nous étudions la question avec le Bureau du taxi de Montréal afin de déterminer la bonne façon de faire face à cette situation», a-t-il écrit par courriel.

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