Ahuntsic-Cartierville

Marguerite-Bourgeoys avalerait une bonne partie de la CSDM

La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) pourrait accueillir prochainement des milliers de nouveaux élèves, conséquence de la réforme prévue par Québec. Près de 50 000 élèves de la Commission scolaire de Montréal viendraient s’ajouter aux 53 000 que compte présentement la CSMB.

Selon les scénarios envisagés par le ministre Bolduc, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) pourrait subir une restructuration majeure. Elle pourrait perdre le contrôle d’une partie de son territoire et voir quelques dizaines de milliers d’élèves migrer vers la CSMB.

Une rencontre entre les trois commissions scolaires désaffiliées de la fédération des commissions scolaires et le cabinet du ministre de l’Éducation Yves Bolduc doit se tenir ce jeudi.

Au moment où le gouvernement énonçait ses volontés de procéder à de nouvelles fusions des commissions scolaires la semaine dernière, Diane Lamarche-Venne, présidente de la CSMB, n’était pas en mesure de commenter les annonces. Elle se trouvait «à l’extérieur du pays».

La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) confirme que le ministre de l’Éducation Yves Bolduc propose d’abolir 26 commissions scolaires. Il ferait ainsi passer le nombre de commissions de 72 à 46, soit 36 francophones, sept anglophones et trois à statut particulier.

Nouvelle frontière
À Montréal, bien que le gouvernement Couillard ne compte pas fusionner de commissions scolaires, le redécoupage territorial est important.

Selon La Presse, La Commission scolaire de Montréal (CSDM) perdra 40 % de ses élèves au profit de la CSMB. La CSDM perdra ainsi ses écoles d’Ahuntsic, de Cartierville, de Côte-des-Neiges, de Notre-Dame-de-Grâce, de Westmount et du Sud-Ouest.

Jean-Michel Nahas, porte-parole de la CSMB mentionne que la commission scolaire n’était pas aux premières loges des pourparlers, puisqu’elle s’est désaffiliée de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) l’année dernière à cause de «différends éthiques».

Il ajoute que son organisation n’a pas sollicité ce nouvel afflux d’élèves, d’écoles et d’enseignants.
Marguerite-Bourgeoys avait claqué la porte en même temps que la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries (qui va de Châteauguay à La Prairie et jusqu’à la frontière américaine) et de la Commission scolaire Marie-Victorin (qui dessert Longueuil, Brossard, Saint-Lambert et Greenfield Park).

Depuis le début des négociations entre le ministre Bolduc et la FCSQ, les réactions fusent de toutes parts.

Indignation
Catherine Harel-Bourdon, présidente de la CSDM, s’est dite pour sa part « indignée » par la proposition du gouvernement. « On est convaincus que ça va être une perte de services pour nos élèves », a-t-elle mentionné.

La présidente de la FCSQ, Josée Bouchard, demeure sceptique quant aux éventuelles économies engrangées par le projet de fusions.

Articles récents du même sujet