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Remue-méninges régional pour financer le transport en commun

Photo: Archives Métro

Le financement du transport en commun fait couler beaucoup d’encre. En tout, plus d’une centaine de mémoires ont été déposés dans le cadre de la consultation publique organisée, depuis lundi, par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

L’objectif consiste à trouver d’ici 2020, 1,7 milliards $ de plus par année pour financer une augmentation des déplacements de transport en commun de l’ordre de 25% dans la métropole et éviter la paralysie routière.

Plusieurs idées sont sur la table. Lors de son dernier budget, le ministre des Finances Raymond Bachand a toutefois indiqué que le gouvernement choisirait parmi celles qui feront consensus. Tout un défi pour 82 municipalités de la grande région de Montréal aux intérêts souvent divergents.

Quelles sont les idées fortes qui se dégagent? «L’idée de majorer la taxe sur l’essence de 5¢/l revient souvent», indique la CMM. La taxe est actuellement de 21¢/l dans la région de Montréal, une hausse de 5¢ dédiée au transport en commun rapporterait 600 M$ supplémentaires. Elle a pour avantage d’être facile à implanter et de permettre de bonifier l’offre de transport en commun à court terme.

Car si des péages sont finalement installés, il faudra que l’offre de transport en commun soit beaucoup plus attrayante pour que certains automobilistes délaissent leurs autos, préviennent plusieurs intervenants. Mais dans ce dossier, les opinions divergent et même les partisans du péage ne s’entendent pas.

Certains, comme le parti Projet Montréal de Richard Bergeron, privilégient des péages modulaires sur les ponts. D’autres comme le parti Vision Montréal de Louise Harel préfèrent les péages autoroutiers. La Ville de Montréal et la STM optent pour des péages routiers sur tout le territoire dont les prix varieraient selon l’heure de la journée et le type de véhicule. Les péages pourraient apporter jusqu’à 1 G$ par an, mais prendraient du temps à implanter.

En attendant, de nombreuses voix dont celle de l’organisation TRANSIT demandent à Québec de rééquilibrer son fonds dédié aux infrastructures de transport. Actuellement le transport en commun n’obtient que 18% des sommes investies contre 82% pour des projets routiers. Plusieurs organismes demandent que cela soit haussé à 30%.

Quelques voix discordantes se sont fait entendre. Si le CAA-Québec convient que le transport en commun manque de fonds, l’organisme souligne que la capacité de payer des automobilistes a ses limites. Il demande un moratoire sur les hausses de taxes ou sur toute décision d’implanter des péages le temps qu’une réelle politique globale n’aura pas été mise en place.

Autres mesures envisagées:

  • Établir une taxe carbone dès 2015 : +400M$ par an,
    Taxer les stationnements non résidentiels comme à Montréal: +132M$
    Hausser la taxe sur l’immatriculation à 45$ comme à Montréal : +280M$

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