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Coupe du monde féminine: peu d’impact chez les commerçants d’Hochelaga

Coupe du monde féminine: peu d’impact chez les commerçants d’Hochelaga
Photo: Collaboration spéciale Soccer Canada

Des dizaines de milliers de personnes se donnent rendez-vous au Stade olympique, lors des matchs de la Coupe du monde féminine FIFA, depuis le 6 juin dernier. Toutefois, les commerçants de Hochelaga ne profitent que très peu de ses événements d’envergures.

TC Media s’est rendu dans cinq établissements du secteur. La plupart des propriétaires et employés de cafés, bar et bistros consultés s’entendent pour dire que leurs salles ne se remplissent pas plus qu’à l’habitude.

«Nous ne voyons pas de différence dans l’achalandage lorsqu’il y a un match de soccer ou même de baseball au stade», indique Émilie, une serveuse du Bistro Ste-Cath, situé sur la rue Sainte-Catherine.

C’est un peu mieux pour les commerces de la rue Ontario, mais pas assez pour devoir prendre en compte ces événements, lors de la planification des quarts de travail.

«Nous n’avons pas plus de clients qui viennent manger après les matchs. Lors de certaines parties de l’Impact de Montréal, on remarque une légère augmentation de notre clientèle, mais c’est rare», indique Francine, gérante du restaurant New casa de la pizza, situé sur la rue Ontario.

«Les activités [au Stade olympique] en semaine ou même de jour ne sont pas lucratives pour nous. La fin de semaine, nous remarquons une différence. Une fois, nous avons même rempli le bar, mais ce n’est pas régulier», poursuit Nat, une employée du Bar de la Salle.

«Lors du match du Canada, le 15 juin, nous avons eu une augmentation d’environ 60% de notre achalandage, mais sinon, il n’y a pas de changement dans notre clientèle», souligne un employé du Hoche Café.

Proximité

Selon une étude effectuée par Secor, en 2011, à la demande du Parc olympique, les retombées économiques des activités du site s’élèvent à 146 M$ pour l’ensemble du Québec.

Station In Vivo
Les visiteurs du Stade olympique ne visitent que très peu les commerçants de Hochelaga.

Mais à Hochelaga, seul le café situé à l’intérieur du stade remarque une augmentation de sa clientèle depuis le début la Coupe du monde. D’ailleurs, l’entreprise a obtenu son meilleur chiffre d’affaires en deux ans, lors du match entre le Canada et les Pays-Bas.

«En une journée normale, nous vendons environ 80 sandwichs. Là, nous avons dépassé les 500. En une journée, nous avons réalisé les mêmes gains que ce que nous faisons en une semaine», affirme Annie Martel, co-propriétaire de la Station In Vivo, situé dans l’enceinte du stade.

L’entrepreneure a d’ailleurs dû faire appel à des employés invités pour répondre à la demande. «J’ai des amis qui sont venus nous dépanner. Ils étaient nos baristas d’un jour», mentionne Mme Martel.

Zone inexplorée
Les commerçants constatent que les visiteurs du stade ne se rendent que très peu dans le sud de Hochelaga. «Les événements du stade n’ont pas d’impact pour nous. Je crois que c’est parce que les gens ne descendent pas jusqu’ici, même si nous ne sommes pas si loin d’eux», fait valoir Émilie, du Bistro Ste-Cath.

«Les gens ne se rendent pas jusqu’au restaurant. Il n’y a pas de stationnement et ils ne marchent pas jusqu’à nous», ajoute Francine du New casa de la pizza.

Même chez Station In Vivo, les événements qui ont lieu à l’Esplanade Financière Sun Life ou même au Parc olympique ne sont pas aussi payants qu’on pourrait l’imaginer.

«Il n’y a pas de liens naturels entre nous et ces activités. Les gens ne viennent pas nous visiter. Lorsqu’il y a des matchs de l’Impact au stade Saputo, nous ne remarquons pas vraiment une différence d’achalandage», soutient Mme Martel.